Aéromodélisme : ces machines volantes qui font rêver…

Publié le 30 novembre 2016 | Le magazine de L'HEBDO | Week-end

Contrairement aux idées reçues, l’aéromodélisme n’est pas un loisir coûteux, explique le président du club angérien Alain Bruyère. On peut démarrer avec à peine plus de 100 euros

Contrairement aux idées reçues, l’aéromodélisme n’est pas un loisir coûteux, explique le président du club angérien Alain Bruyère. On peut démarrer avec à peine plus de 100 euros

Ils prennent tous les risques, mais ceux-ci sont bien heureusement très calculés : vous ne le feriez pas en « vrai », mais en modèle réduit, pourquoi pas ?

C’est un univers bien particulier, sinon fermé. On sent chez les adeptes qu’il y a, non pas des grades à franchir, mais peut-être bien des paliers à respecter. Quoi de plus naturel quand on parle « aviation », fût-ce en modèle réduit. En même temps, aucune distinction d’âge entre les plus chevronnés et les débutants, mais au contraire, une forme de fraternité assez réjouissante. Oui, l’aéromodélisme pratiqué en club, comme à Saint-Jean-d’Angély, a quelque chose de vraiment spécial.

L’autre dimanche, ils étaient quelques-uns à faire vrombir des avions sans ailes dans le gymnase du Coi, en utilisant comme piste les lignes au sol des jeux de balles qui y sont normalement pratiqués. Véridique, ces trucs glissaient sur le sol à une vitesse vertigineuse… Et cela les faisait bien rire. Ils avaient partagé les sandwichs, les chips et le café, tout allait bien…

Ce club, l’Angély Model Club, assume pleinement sa dimension conviviale… Il n’est d’ailleurs pas adhérent à la Fédération française d’aéromodélisme et ne participe pas non plus aux compétitions…

En revanche, en interne, le néophyte peut trouver toute la palette des savoirs et savoir-faire de tout ce qui vole et se pilote par une télécommande. Quand vous les poussez un peu dans leurs retranchements, les anciens vous avouent leur peu de goût pour les dernières innovations : drones, FPV, pfff !

Garder le contact avec le réel
Bon, les drones, pas besoin de présentation ! Encore que si ! Saviez-vous que cela se pilote vraiment trop facilement : stabilisateur, automatisme de retour aux pieds de son pilote ? Quant au FPV, là, il faut traduire : « First Personn View » ?

Ce qui ne vous renseigne guère, convenez-en ! En fait, il s’agit de vol en immersion : l’écran, soit sur la télécommande, soit, mieux encore, sur des sortes de lunettes, vous fait voir le vol comme si vous étiez le pilote dans l’avion (ou le drone ou l’hélicoptère). Cela n’a pas la magie du « vol à vue » vous explique avec un brin de nostalgie le président angérien, Alain Bruyère. Et le bon sens autorise à dire qu’il n’est pas sot d’apprendre le vol à vue même si on a envie aussi de pratiquer le vol en immersion : qui peut le plus, peut le moins. Car le vol à vue oblige à rester plus en contact avec le réel : par exemple, prendre en compte les vents, les thermiques, etc.

Une ouverture à des connaissances qui, plus souvent qu’on ne croit, vous mène tout droit à un autre rêve : le pilotage « pour de vrai » ! Et là encore, à St-Jean-d’Angély, cela se fait, y compris pour les jeunes avec l’action particulière de l’Aéroclub Angérien qui permet chaque année à des lycéens de passer le brevet d’initiation d’aviation.

La passion se transmet souvent de père en fils. Mais l’autre dimanche, c’est bien une maman qui est venue avec son fils : le drôle avait un drone qui refusait obstinément de décoller. Tout le monde s’est mis autour, pour chercher la solution. C’est ça l’aéromodélisme.

Olivier Lepoutre

Terrain : 91, chemin de la Princesse, à Mazeray. Courrier : 24 bis rue du petit village, 17100 Saintes. Cotisation : 45 €/an. Site : http://angely-model-club.com



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