Aigrefeuille-d’Aunis : «Citoyen Référent»

Publié le 22 avril 2015 | Chez nous | Surgères et alentours

Les référents, le lieutenant Serin et Gilles Gay en discussion.

Les référents, le lieutenant Serin et Gilles Gay en discussion.

Lundi 13  avril s’est tenu une réunion publique destinée à expliquer aux habitants, la mise en place de la “participation citoyenne” sur la commune.

Peu d’habitants ont participé à cette réunion publique. Le lieutenant Serin a présenté les référents de la participation citoyenne, leur rôle et leur mission, tels qu’ils sont définis dans la convention qui a été signée jeudi 16  avril. Convention entre la mairie, représentée par Gilles Gay, la préfecture représentée par Magalie Selles, sous-préfète, et la gendarmerie par le commandant Ardillier.

Il a expliqué : « Il s’agit de redonner un sens à la solidarité de voisinage au sein de la commune, diminuer l’atteinte aux biens, favoriser les échanges avec les citoyens. » Les citoyens référents sont un lien entre la population et la gendarmerie, qui a de moins en moins de contact avec les habitants, son domaine s’étendant chaque jour un peu plus. « Nous disposons de moins en moins de temps pour nous présenter. Il y a un gros turnover chez les gendarmes », explique le Lieutenant Serin. Avant d’ajouter : «Ce sont les Aigrefeuillais qui vont s’organiser entre eux afin que ce lien se renoue ».

Cinq référents ont été recrutés par le maire, Gilles Gay. Un sixième s’est inscrit dans la démarche ce lundi soir. Ce sont d’anciens conseillers municipaux, un ancien gendarme, mais aussi des gens que l’on croise tous les jours dans la commune, ainsi même que le maire honoraire Bernard Fouchard.

« Un acte de citoyenneté »
Alain Chessebœuf, Jacky Allard, François Doucy, Robert Cosseau, Jean-Pierre Lepinay et Bernard Fouchard (absent ce lundi) ont donc signé leur engagement, qui peut à tout moment prendre fin, en cas d’abus de la fonction. Car, il ne s’agit pas de prendre des initiatives personnelles qui pourraient mettre en danger. Il s’agit bien d’être l’interface entre la population et la gendarmerie, centraliser l’information et la transmettre en temps et en heure.

Leur engagement ? « Une évidence » pour tous, disent-ils. « Nous sommes déjà des gens de terrain qui connaissons la population de par nos anciennes fonctions, et avons à cœur de favoriser le lien ». « C’est un acte de citoyenneté évident et spontané », expliquent-ils.

Un premier bilan aura lieu en septembre. D’ici là, les référents restent sous la tutelle du maire. Une signalétique sera rapidement mise en place aux entrées de la commune afin d’indiquer l’engagement citoyen des habitants. La prise de fonction volontaire est effective depuis jeudi  16 avril à compter de la signature de la convention. Une première en Charente-Maritime.



Laissez un commentaire

Vous devez etre connecté pour laisser un commentaire.