Astronomie : retour sur les étoiles filantes

Publié le 13 novembre 2015 | Actualité | La semaine

Témoignage : mardi 3 novembre au matin, une jeune Surgérienne a vu une étrange lueur. Et elle ne semble pas être la seule.

Une « fidèle lectrice », comme elle se définit elle-même, nous a contactés après avoir vu une étrange lueur dans le ciel, mardi 3 novembre, vers 7 h du matin. Elle était en voiture, une amie conduisant à ses côtés, elles allaient « embaucher ». La jeune femme raconte : « Nous avons vu quelque chose de très intrigant dans le ciel. Arrivées à Puydrouard, j’ai remarqué comme une étoile plus grosse que la norme. Le temps étant nuageux, cela m’a troublé. Au fur et à mesure que nous avancions, je me suis aperçue que c’était quelque chose qui tombait. Et tout en tombant, cela s’est mis à “exploser“ laissant plein de fragments assez imposants en pleine chute et continuant de tomber. Cela m’a fait vraiment penser à une explosion, vu la largeur impressionnante que ça a pris. Entre-temps, sorties de Puydrouard, j’ai dit à mon amie qui conduisait : « regarde ». J’ai compris, quand j’ai vu sa réaction, que je n’hallucinais pas. Pour vous donner une idée du temps, ça s’est dissipé lorsque nous sommes arrivées au rond-point d’Aigrefeuille. » Deux jeunes femmes qui ne semblent pas être les seules à avoir vu cette lueur : « Arrivée à mon travail, j’en ai parlé à mes collègues et l’un d’eux m’a raconté qu’il avait vu la même chose mais lui, était situé au boulevard Sautel, à La Rochelle. »

Selon, Sébastien Diet, responsable d’Ad Stellas*, le phénomène peut s’expliquer : « Il y a trois pluies d’étoiles filantes en cours en ce moment : les orionides, qui se terminent le 7 novembre ; les taurides sud, dont le pic d’activité est jeudi 5 novembre, mais elles continuent jusqu’au 16 janvier ; les taurides nord, dont le pic est le 12 novembre et qui finissent vers le 10 janvier. Elles ont toutes à peu près un taux qui varie entre cinq et vingt météores par heure. Ces pluies d’étoiles filantes sont de faible fréquence, mais le peu que l’on puisse en voir est ponctuellement impressionnant. Quand elles descendent dans l’atmosphère, la vitesse est de 27 km/seconde, l’impact est violent. Donc il y a de très forte chance que cet événement, qui s’est produit entre Surgères et La Rochelle, provienne d’une petite météorite issue de ces essaims-là ».

*structure qui propose des animations, conférences et formations en astronomie. Elle est basée à Thénac. Pour en savoir plus : http://www.adstellas.fr



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