Aunis Atlantique – Jeunes : des clefs pour travailler

Publié le 24 octobre 2016 | Chez nous | Marans - Courçon et alentours

La partie théorique a été dispensée dans les locaux de la CDC Aunis Atlantique.

La partie théorique a été dispensée dans les locaux de la CDC Aunis Atlantique.

La Garantie Jeunes, s’exporte en Aunis Atlantique. Revue d’effectifs avec Sandrine, Axel et les autres.

S’il y a bien deux os que ronge quotidiennement le président de la communauté de communes Aunis Atlantique, Jean-Pierre Servant, ce sont ceux de la mobilité et de l’emploi (5 300 emplois) sur son territoire.

Et c’est ce qu’il ressort principalement de notre rencontre, avec les neuf premiers jeunes ayant signé un contrat « Garantie jeunes », et qui sont accueillis depuis le 21 septembre dans les locaux de la CDC à Marans. Le groupe est hétérogène et semble-t-il bien soudé. Forcément on se sert les coudes lorsque le job vient à faire défaut, ou qu’il ne plaît plus. Après trois semaines de théorie, chacun a revu son CV et sa lettre de motivation, voire a même corrigé son look. « Certaines filles ont changé leur coiffure par exemple », explique Suzy Breton, chargée de mission vie sociale. Le savoir être est maintenant là. Reste encore à acquérir le savoir-faire. Un premier stage de découverte d’une durée de deux semaines, complété plus tard par 4 mois passés et pouvant être fractionnés au sein d’une ou de plusieurs entreprises. La montre tourne déjà et quoi qu’il arrive, elle s’arrêtera au bout d’un an.

Le coup de pouce du destin
Sandrine a 21 ans et souhaite travailler dans la vente en grande surface. Seulement voilà, « à Taugon, il n’y a pas grand-chose ». Alors il faut aller voir ailleurs. Moins simple qu’il y paraît, « je n’ai pas le permis. C’est un véritable frein. C’est mon père qui fait les trajets ». « Vous aider à vous trouver du travail, c’est notre travail », lui répond le président Servant. Même s’il reconnaît malgré tout, « que le territoire a peu d’emploi à proposer et que la mobilité est un vrai problème ». Pistes de nouveau évoquées par l’édile ce jour-là, développer le réseau de bus et obtenir la réouverture de la gare de Marans. Concernant Hélène, le problème est ailleurs. La Longevoise âgée de 20 ans souhaite en effet déjà vouloir tenter le grand saut de la réorientation professionnelle. Avoir le permis n’est pas une fin en soi, lorsque l’on veut passer du sanitaire et social à la vente. « Le manque d’expérience lui par contre est un autre frein », nous confie-t-elle. Mais c’est sans compter certaines fois sur le coup de pouce du destin. Tout sourire la jeune femme explique : « je suis allée déposer une lettre de motivation et un CV ce matin à la Coop de Saint Soulle. Il y a une possibilité d’embauche ».

“ Ils sont comme nos enfants »
Reste le cas de Clara, permis en poche, mais sans voiture, obligée d’emprunter celle de papa. Ou bien encore celui d’Axel qui devra certainement en passer par l’alternance pour réussir à se former à l’informatique, « ça ne me fait pas peur ! ».

La conclusion revenant à celle qui va veiller au grain durant un an, Suzy Berezowsky, conseillère à la Mission locale, « ce n’est pas tous les jours simple. Mais ils sont comme nos enfants. Il faut les tirer vers le haut ».



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