Aunis : que mangent les enfants à la cantine ?

Publié le 7 décembre 2016 |

35 % des cantines travaillent de concert avec les parents d’élèves

35 % des cantines travaillent de concert avec les parents d’élèves

Les membres du groupe de travail Bien s’alimenter en Aunis, une des thématiques du conseil de développement du Pays d’Aunis, présentaient les résultats de leur enquête auprès des cantines et restaurations scolaires des écoles élémentaires de l’Aunis.

« Il nous a semblé important de souligner les rôles éducatifs et économiques des cantines scolaires et des collectivités, de favoriser les échanges relatifs à l’achat et à la consommation de produits locaux », a expliqué Carine Maisonneuve, référente du groupe d’étude Bien s’alimenter, en présentant les résultats de l’enquête.

Une enquête qui a porté sur 40 communes, assortie de questionnaires et d’entretiens avec les acteurs locaux de la restauration scolaire. Elle détaille l’origine des produits achetés et la place du bio dans les menus. Les ¾ des menus sont confectionnés en local (quelques collectivités font appel à des sociétés) et l’approvisionnement local ou bio varie selon les denrées : la viande est surtout achetée en frais, peu en local et peu en bio, tandis que les légumes se partagent en frais et congelés.

Les fruits sont les plus consommés en bio
Ce sont les fruits qui sont les plus consommés en bio, jusqu’à 40 %. A noter qu’il est peu fait appel à des professionnels de la diététique, que 35 % des cantines travaillent de concert avec les parents d’élèves et 70 % d’entre elles ont réalisé des actions pédagogiques ou éducatives à destination des enfants.

Si 55 % des cantines travaillent avec des grossistes, 16 % n’excluent pas de revoir leur méthode d’approvisionnement souhaitant peut-être faire la part plus belle aux fournisseurs locaux et aux produits bio. Un ensemble de résultats corroborés par la rencontre d’élus et d’agents de restauration dans 4 communes du territoire.

Bien connaître la filière locale
C’est sans doute pour accompagner cette démarche que le groupe Bien s’alimenter, avait souhaité l’intervention de Karla Becquet de l’association Agro-bio Poitou Charentes. « Et si le bio devenait plus facile à gérer pour vous » : c’est sur cette thématique que l’intervenante s’est appliquée à développer les étapes à suivre pour réussir l’introduction de produits bio en restauration collective. Des étapes qui mettent en avant une bonne connaissance de la filière locale et, bien entendu, une maîtrise des coûts, puisque le bio c’est actuellement 20 à 30 % de surcoût.



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