Aunis sud : biodéchets, Cyclad va tout vous expliquer

Publié le 20 septembre 2021 | Chez nous | Environnement | Locales | Surgères et alentours | Surgères et alentours / Surgères

Cyclad lance la collecte de biodéchets le 1 novembre. Le point sur les enjeux et les consignes de tri.

C’est par le biais de réunions publiques effectuées dans toutes les communes du territoire (lire ci-dessous), que Cyclad, le syndicat mixte de collecte et de traitement des ordures ménagères nord de la Charente-Maritime, souhaite toucher les habitants. Une nécessité car le tri des biodéchets sera obligatoire à partir de 2023. Il débutera le 1er novembre sur Aunis sud.

Face à une augmentation des déchets durant les confinements successifs, bien que « le tri se maintienne » souligne Gaëlle Merle responsable communication, cette nouvelle collecte représente un « enjeu » fort pour le syndicat. Et malgré la sensibilisation effectuée sur le compostage à domicile et la baisse des ordures ménagères sur le territoire de Cyclad, il reste encore aujourd’hui 30 % de biodéchets dans les sacs noirs destinés à l’incinération, qui eux représentent un peu plus de 40 000 tonnes de déchets par an. « À 180 € le traitement de la tonne de déchet il existe aussi un enjeu financier, lance Jean Gorioux, président de Cyclad. Sans compter qu’on incinère des déchets à fort pourcentage d’eau. »

Le but est qu’il ne reste dans ces sacs noirs que des déchets que personne ne sait encore valoriser comme les cotons-tiges et cotons, les éponges, les lingettes, les objets cassés, les rasoirs… Pour ces déchets, seuls les actes d’achat des consommateurs peuvent aujourd’hui les réduire.

Ces biodéchets seront ensuite compostés sur la plateforme de Chambon pour être épandus sur les terres agricoles du territoire : « Tout ce qui peut retourner à la terre doit y retourner« , ajoute Gaëlle Merle qui insiste sur la qualité des biodéchets et sur l’importance de bien s’informer : « Les agents feront de leur côté un contrôle visuel, mais il est important de bien respecter les consignes de tri. L’idéal serait d’être à 2 % de refus sur l’ensemble de la collecte. » Lors des tests, 5 % de refus ont été enregistrés, il reste donc un effort à faire.

127 bornes

Ce sont 127 bornes de tri par apport volontaire qui vont être réparties sur tout Aunis sud, en accord avec les municipalités. « Leurs emplacements situés sur les grands axes de passage, ainsi que leur nombre pourront être évolutifs selon les volumes qui seront collectés« , précise Olivia Chudik, chargée de mission biodéchets à Cyclad.

Un apport volontaire qui a été testé avec succès à Surgères et Aigrefeuile. Un double bac à ordure l’a été à Gémozac mais les industriels constructeurs du prototype souhaitaient que Cyclad finance le moule des futurs bacs. « Trop cher« , martèle Jean Gorioux qui voit un autre avantage aux bornes : l’hygiène car elles seront lavées à chaque collecte soit tous les 8 jours. « On reste sur des matières fermentescibles. »

Des bornes qui seront sécurisées car les habitants posséderont une clé pour les ouvrir, permettant aussi que seuls les biodéchets y soient déversés : fruits, légumes et épluchures, sandwiches, pizza, pain, gâteaux, coquilles d’œufs et de fruits de mer, crevettes, poissons, viande, marc de café… Avec pour objectif de passer de 160 kg à 100 kg de déchets par habitant et par an dans les sacs noirs.