Aytré : une épicerie sociale…, mais pas que !

Publié le 1 octobre 2016 | Chez nous | La Rochelle et alentours

Des bénévoles devant la façade du Phare.

Des bénévoles devant la façade du Phare.

Au cœur du quartier Pierre-Loti se trouve Le Phare, un lieu de partage et d’échanges.

Le projet est né d’un souhait de la mairie, en 1995, d’ouvrir une épicerie sociale. Les élus ont confié au CCAS, et notamment à Sandrine Mallet, le soin de leur fournir un projet allant en ce sens. Il existait alors une distribution d’aide alimentaire depuis 1992, faite à la mairie, puis déléguée au centre social. Au bout de 6 ans, des travailleurs sociaux ont décidé de tout changer : « il était devenu inadmissible d’accueillir les gens dans les conditions qui étaient celles de l’époque », raconte Sandrine Mallet. Ils sont alors allés voir comment fonctionnait l’épicerie sociale de Rochefort.

Voici maintenant 10 ans qu’une équipe de bénévoles anime l’épicerie sociale et ouvre ce lieu aux « passagers » deux jours par semaine. Le noyau dur est le même depuis les débuts. Gilles, Marie-Claude et Françoise en font partie.

Ils récupèrent les produits alimentaires et du quotidien auprès de la Banque Alimentaire et les redistribuent. Les personnes viennent là après un entretien préalable avec un travailleur social ou elles se lancent dans un contrat d’accompagnement. Elles reçoivent un chéquier pour acheter la nourriture (renouvelable) pour lequel elles donnent 10 % de sa valeur. En 10 ans, près de 430 familles ont ainsi été aidées.

Un café citoyen
Le travail consiste en la distribution d’une aide alimentaire, mais aussi en un accompagnement des personnes par des travailleurs sociaux pour qu’elles reprennent pied dans la vie. Sandrine Mallet explique : « nous essayons de leur donner l’estime de soi nécessaire pour réussir à effectuer de petits changements et ainsi reprendre une place dans la société ».

L’équipe s’est lancée dans de nombreux projets avec l’appui de la mairie et des adjointes à l’action sociale et la solidarité. Elle a ainsi mis sur pied il y a 2-3 ans un projet de jardin partagé. L’an dernier, elle a créé un atelier bois ouvert à tous (et pas seulement aux personnes fréquentant l’épicerie). Une zone de gratuité a été mise en place devant l’épicerie ; chacun pouvait prendre et donner, plutôt que de jeter.

Aujourd’hui, l’équipe met sur pied un café citoyen pour lequel une association a été créée. L’aménagement a été conçu par des personnes de l’atelier bois. Très vite, les gens ont pris l’habitude de s’y arrêter pour boire un café. « Nous espérons aujourd’hui obtenir une licence pour développer l’activité et pourquoi pas agrandir au local d’à côté. L’endroit pourrait devenir une scène ouverte, un lieu de débats et un café linguistique. Les personnes œuvrant à l’épicerie parlent souvent plusieurs langues et ce serait l’occasion de partager ce savoir ».



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