Breuil-la-Réorte : la commune nouvelle ne passe pas

Publié le 29 mai 2017 | Surgères et alentours

Jean-Marc Neaud abordant le sujet des communes nouvelles le 14 janvier aux côtés des maires des localité voisines

Incité par l’Etat grâce à une loi de 2010 simplifiant les fusions entre communes et encore plus encouragé en 2015, le but de commune nouvelle est de réduire le nombre de communes en France. Nous sommes un des pays d’Europe en possédant le plus et également celui qui en fusionne le moins. De ce fait, l’Etat demande aux communes de moins de 500 habitants de se marier sous peine de se voir obligées d’effectuer un mariage arrangé dans les années à venir.

Dès septembre 2016, Vandré disait “discuter” avec plusieurs communes. Plus tard, lors des vœux de début d’année, Jean-Marc Neaud, maire de Breuil, expliquait aux personnes présentes qu’avec 475 habitants il était urgent de s’occuper du projet “commune nouvelle”. C’est seulement un mois après que les 4 communes faisaient l’annonce de leur projet de mariage. A Breuil, bien que validé par le conseil, ce mariage inquiétait déjà.

“Il n’y a rien de concret dès le départ”

Pour une partie des conseillers, trop de zones d’ombres subsistaient. Ils notaient également un manque de temps pour tout mettre en place. Le maire précisait alors : “Il n’y a rien de concret au départ, c’est notre charte qui décrira le déroulement, il vaut mieux y aller maintenant plutôt que d’attendre de ne plus avoir le choix”.

Ainsi, les 4 prétendants au mariage ont effectué des journées de travail à l’élaboration de cette charte. Malgré cela, après plusieurs mois de concertation avec les communes de Vandré, Chervettes et St-Laurent-de-la-Barrière, Breuil se retire finalement de l’aventure aux portes de la finalisation.

Au terme d’un conseil municipal à huis clos, le maire explique : “5 de mes conseillés ne sont pas d’accord avec ce projet, ils trouvent que ça va trop vite et que nous n’avons pas assez de garanties”. Les habitants sont du même avis : “Ils veulent des chiffres précis mais ce n’est pas possible”. Il ajoute: “Je pourrais faire valoir mon autorité pour forcer la décision mais ce n’est pas ce que je souhaite, je veux écouter tout le monde”.

Choisir ses prétendants

Bien que favorable au mariage, le maire de Breuil fait le choix de suivre ses habitants. Un choix qui le laisse malgré tout amer : “Il y a surement eu un manque de communication de notre part”. Avec une commune de moins de 500 habitants, Jean-Marc Neaud prend à terme le risque de ne pas choisir ses prétendants. “Il y a quelque chose à faire c’est sûr mais pas maintenant, il est possible que ça parte en mariage arrangé…”. Lors de la réunion publique de Vandré, Pascal Tardy n’a pas manqué de préciser que Breuil pourrait les rejoindre plus tard.



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