vendredi, février 3, 2023
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Tribunal : « J’ai arrêté le cannabis, je me suis remis à la morphine »

Le 1er décembre, un homme a été jugé à La Rochelle pour usage et détention de cannabis, d’armes soumises à autorisation et de vol d’électricité à Enedis.

Ces dernières années, Stéphane, ancien restaurateur à Marans, vit une véritable descente aux enfers. En janvier 2015, le quinquagénaire a été condamné pour avoir commis un homicide involontaire alors qu’il conduisait après avoir fumé du cannabis.

Gravement blessé, il continue à fumer pour soulager, selon lui, ses douleurs. Par la suite, Stéphane a perdu son restaurant et sa maison de Sainte-Soulle a brûlé. Il vit depuis dans un mobile home qu’il a installé sur son terrain.

En mai dernier, sa compagne le quitte. Comme cadeau de départ, elle dénonce aux gendarmes des plantations de cannabis que Stéphane met depuis plusieurs années en culture.

Des pieds de cannabis découverts lors de la perquisition

Lors de leurs perquisitions, les militaires découvrent huit pieds, plus huit autres jeunes pousses, des têtes de cannabis conservées dans des pots en verre, un pistolet calibre 6,35, deux carabines, dont une semi-automatique 22 LR.

Les gendarmes remarquent également que le mobile home du prévenu est branché illégalement sur un compteur Enedis.

À la barre du tribunal judiciaire de La Rochelle ce 1er décembre, Stéphane reconnaît bien avoir fait pousser des pieds de cannabis.

“Je n’ai jamais vendu”

Mais il dément formellement en faire commerce : Je fume quatre à cinq joints par jour depuis 2011, l’année du décès de ma femme. Mais je n’ai jamais vendu.

Quant au branchement sauvage sur le compteur, “c’était celui de mon ancienne maison. J’ai rebranché les fils lorsque mon groupe électrogène est tombé en panne.” Le quinquagénaire assure que cette dénonciation lui a servi de leçon : “J’ai arrêté le cannabis, je me suis remis à la morphine.”

Le ministère public parle d’une “perquisition fructueuse. Mais dégonfle très rapidement ce qui au départ aurait pu être vu comme “une grosse affaire”.

Une peine de quatre mois de prison sous sursis probatoire est requise à l’encontre du prévenu dont le casier comporte déjà huit mentions. Le tribunal a mis sa décision en délibéré.

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