Charente-Maritime : le covoiturage, une affaire qui roule

Publié le 29 décembre 2016 | Vie quotidienne

L’aire de covoiturage de Vergeroux, au nord de Rochefort, sera étendue l’année prochaine

L’aire de covoiturage de Vergeroux, au nord de Rochefort, sera étendue l’année prochaine

Avec 59 aires et 42 0000 voyages par an, la Charente-Maritime est la 2e meilleure élève de la Nouvelle-Aquitaine.

7,7 millions de kilomètres, 2,3 millions d’euros et 1 280 tonnes de CO2 : c’est ce que les aires de covoiturage ont permis d’économiser dans le département depuis 2011. Le programme initié par le conseil départemental porte donc ses fruits, avec un taux de remplissage moyen de 70 %. Mais il dépasse même ses espérances sur certains secteurs, comme l’aire de Vergeroux, au nord de Rochefort, qui a déjà été étendue une fois et le sera encore l’année prochaine, pour répondre aux besoins des usagers. Ce sera aussi le cas de l’aire de Chagnolet, à Dompierre-sur-Mer, qui comptera 72 places.

Face à cet engouement et à la demande, le département compte aménager 18 nouvelles aires (lire en page 2), pour arriver à un total de 78 aires d’ici 2018, soit plus d’un millier de places. Seule la Gironde en compte davantage, avec 84 aires.

20 000 visiteurs sur le site Internet
Comment expliquer un tel succès ? D’abord par les installations neuves, la signalétique, la localisation des aires proches des axes de grand passage, et surtout le site Internet lancé par le département*. « Le site fonctionne bien pour des trajets domicile-travail ou études, des petits circuits. 1 500 équipages y ont déjà été constitués », pointe Catherine Desprez, vice-présidente en charge des transports. Un site qui se veut aussi ergonomique, à l’image des professionnels du secteur comme Blablacar, mais aussi pratique grâce à une fonction d’alerte qui prévient l’utilisateur lorsqu’un trajet spécifique est disponible. Avec 20 000 visiteurs annuels, le service montre l’intérêt du public pour le covoiturage.

Si le covoiturage continue de progresser en Charente-Maritime, le département réfléchit quand même à de nouvelles façons d’inciter les gens à s’y convertir. Sa première marge de manœuvre repose sur la circulation et le stationnement dans certains centres-villes, comme à La Rochelle, qui peut occasionner de sérieux retards en cas d’embouteillage ou lorsqu’il faut trouver une place.

Quel avantage offrir aux covoitureurs ?
La collectivité mène une étude pour savoir quel avantage offrir aux covoitureurs, en visant en particulier les entreprises pour avoir une idée du nombre de personnes susceptibles de passer au covoiturage.

Plus largement, le département planche sur un schéma d’électromobilité, comprenez les véhicules électriques. Une étude s’est achevée et doit rendre bientôt ses conclusions pour définir des points stratégiques où installer des bornes de recharge. 120 sites sont déjà identifiés, et ces bornes devraient être installées d’ici 2019. Ce qui n’empêchera pas les collectivités locales d’installer leurs propres bornes, comme c’est déjà le cas à Soubise ou sur l’agglomération de Rochefort, qui y pense également.



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