Charron : Ausec presque à sec

Publié le 22 janvier 2015 | Chez nous | Marans - Courçon et alentours

Marie-Ange Morin a de l’amertume.

Marie-Ange Morin a de l’amertume.

La décision est tombée jeudi 15  janvier. L’association pour l’urgence de la sauvegarde et l’essor de Charron (Ausec) a été déboutée par le tribunal de Poitiers.

L’affaire opposant Ausec à la municipalité remontait au 7  septembre 2012. À l’époque, l’association contestait la décision prise par le conseil municipal de créer une agence postale communale en remplacement du bureau de poste. Quatre motifs selon les membres d’Ausec de porter l’affaire devant le tribunal administratif (TA), conflit d’intérêts, fermeture du bureau de poste non votée, participation au vote de la création de l’agence d’une conseillère n’habitant plus la commune et enfin non prise en compte d’une pétition réclamant le maintien du bureau de poste.

1 200  euros à payer
Jeudi 15  janvier, le TA de Poitiers a rendu son jugement sur le fond de l’affaire. L’association a non seulement été déboutée, mais devra en plus indemniser la commune. Elle devra lui verser la somme de 1 200 euros au titre des frais irrépétibles.

Au soir du délibéré, la colère était grande dans les rangs des membres de l’association. Sa présidente, Marie-Ange Morin, exprimant même son intention de jeter l’éponge : « Nous n’avons pas la somme. Nous allons dissoudre l’association et nous allons nous reposer maintenant. Que les Charronnais se débrouillent ».

Néanmoins, le temps de la réflexion passé, la présidente semble avoir fait machine arrière : « Je pense que nous allons payer, car ce serait trop leur faire plaisir que de baisser les bras. Puisque la mairie est au bord de la faillite, et bien nous allons apporter ainsi notre contribution, aussi modeste soit elle ». Tout en concluant : « J’ai de l’amertume ».

Sérénité par contre du côté du maire de la commune, Jérémy Boisseau : « Je suis rassuré que la décision du tribunal ait conforté celle prise par mon conseil municipal. Je suis également satisfait que le soi-disant conflit d’intérêts qui visait à l’époque mon 1er adjoint Jean-Claude Marionneau n’ait pas été reconnu ». Lors de la création de l’agence postale communale, la fille de l’adjoint, déjà employée comme agent communal, s’était vue confier avec une seconde personne, le fonctionnement du guichet.



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