Charron : elle écrit sa détresse à Marisol Touraine

Publié le 8 février 2016 | Chez nous | Marans - Courçon et alentours

Chantal Bobinet constitue un dossier auprès des services de l’ONIAM.

Chantal Bobinet constitue un dossier auprès des services de l’ONIAM.

Depuis un an, Chantal Bobinet a perdu l’usage de son œil droit. Au travers d’un courrier adressé à la ministre de la Santé, elle pointe du doigt le système hospitalier ambulatoire.

Vendredi 16 janvier 2015, Chantal Bobinet était hospitalisée en ambulatoire dans une clinique rochelaise afin d’y subir une intervention à l’œil droit. Un geste chirurgical qui consistait à intervenir sur un trou maculaire, notamment à l’aide d’une injection de gaz.

« Je suis ressortie le jour même. J’avais pour consigne de rester la tête penchée en avant durant trois jours », explique Chantal. Les 48 premières heures se passent bien, malgré l’inconfort de la posture et se veulent même rassurantes, « une infirmière m’a téléphoné, pour prendre de mes nouvelles ». Ce n’est que dans la nuit du samedi au dimanche que les premières complications sont intervenues. Prise de vomissement, Chantal n’a pas cru bon d’appeler la clinique, pensant seulement à un souci digestif lié à l’anesthésie. Le lundi matin, l’œil devenu très enflé, elle décide de consulter à nouveau, « le mal était fait, on ne le savait pas encore », se lamente son mari Thierry. Selon les spécialistes consultés ce jour-là, trop de gaz aurait peut-être été injecté lors de la première intervention. S’en suivirent deux autres cette même année, ainsi que de nombreux aller-retour à Paris et à Nantes, pour consulter d’autres spécialistes.

Un dossier de demande d’indemnisation
Aujourd’hui, le corps médical propose à Chantal de poser sur son œil meurtri une lentille de confort. Malgré leur pronostic très pessimiste quant au fait qu’elle puisse un jour recouvrer la vue sur cet œil, elle garde espoir, « je ne suis pas dans la rancœur, mais dans un combat positif. J’ai espoir dans une certaine autre forme de médecine et fais beaucoup de visualisations mentales. Le chirurgien a peut-être fait une bêtise ce jour-là. Ça peut arriver. Le fautif, pour moi, c’est le système. Car, si j’étais restée hospitalisée deux jours après mon intervention, les infirmières auraient bien constaté que ces vomissements étaient en rapport avec mon œil ».

Chantal Bobinet, ne portera pas l’affaire en justice. Depuis quelques jours, elle a néanmoins engagé une procédure auprès de l’organisme national d’indemnisations des accidents médicaux (ONIAM). Et de signer son courrier adressé « aux gouvernements en général (de gauche et de droite) et à Mme Marisol Touraine en particulier », par, « Chantal qui a perdu un œil GRACE à l’ambulatoire ».



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