COB Surgères / Aigrefeuille : 1823 interventions en 2015

Publié le 2 février 2016 | Actualité | La semaine

A l’association des laiteries, le lieutenant Serin (à gauche) et le chef d’escadron de Viviès ont fait le bilan 2015 de la COB Surgères-Aigrefeuille.

A l’association des laiteries, le lieutenant Serin (à gauche) et le chef d’escadron de Viviès ont fait le bilan 2015 de la COB Surgères-Aigrefeuille.

Bilan et objectifs : telle ont été les sujets de la rencontre des gendarmes de la communauté de brigades (COB) de Surgères-Aigrefeuille et des élus et acteurs du territoire, le 26 janvier dernier.

Durant l’année 2016, les autorités locales devront faire face au « challenge » de la menace terroriste, comme l’a qualifié le chef d’escadron de Viviès, commandant de la compagnie de Rochefort : « Même s’il y a peu de chance que la COB soit ciblée par Daesh, nous ne sommes pas à l’abri d’un déséquilibré qui passe à l’acte », a-t-il ajouté. Le PSIG de la compagnie de Rochefort a été sélectionné pour participer à la qualification “sabre“. Les militaires seront opérationnels cet été.

Sur la circonscription, les chiffres montrent qu’il existe un gendarme pour 1 150 habitants : « C’est au-dessus de ce qui est admis d’un gendarme pour 1 000 habitants ». Par contre, la compagnie compte un gendarme pour 9 640 hectares à surveiller, faisant dire au chef d’escadron que « la gendarmerie a besoin de l’ensemble des citoyens pour travailler ». Sur la COB Surgères-Aigrefeuille, les objectifs 2016 sont de « faire baisser le sentiment d’insécurité », a lancé le lieutenant Serin en charge de son commandement.

Avec 1 823 interventions inscrites à son compteur 2015, la COB « est la plus chargée du Poitou-Charentes », a précisé le chef d’escadron de Viviès.

En ce qui concerne 2015, pour 99,9 % des cambriolages constatés, les gendarmes ont déployé des actes de police technique et scientifique, « un coût financier et horaire certains », selon le chef d’escadron.

Plus de 1 100 procédures sont enregistrées à l‘année avec, pour 2015, 162 cambriolages ; 200 faits de délinquance liés à l’automobile « surtout sur le parking de la SNCF », a souligné le lieutenant Serin, faisant de cette partie de Surgères « un point noir », le militaire demandant l’installation de vidéo-protection sur ce secteur ; et plus de 400 personnes ont été mises en cause, « plus d’une personne par jour » a spécifié le lieutenant Serin.

En 2015, « le point médian » a été la délinquance de proximité qui est en hausse ; a contrario, les atteintes aux personnes sont en baisse, « un point positif pour le travail de l’intervenante sociale. » Cette dernière a répondu à 171 situations pour 346 bénéficiaires, 122 cas étaient assimilés aux problèmes liés à la famille : « 87 % des cas se sont résolus en dehors du champ pénal ».

Avec 12 accidents, un décès a été enregistré sur les routes de la COB -à Ciré d’Aunis- ; 14 blessés ont été comptabilisés. 1 800 infractions ont été constatées sur les routes de la COB en 2015, soit « 6 à 6,5 % de notre activité sur le bord de la route. »

La problématique du territoire est ciblée principalement sur les atteintes aux biens ; la hausse des vols, des cambriolages et des préjudices commis envers les commerçants principalement à Surgères, Ciré-d’Aunis et au Thou ; les violences intrafamiliales et les addictions ; une forte délinquance itinérante, le lieutenant Serin parlant de « territoire du milieu » pour le secteur de la COB qui se trouve à la croisée des chemins de La Rochelle, Rochefort, Niort, St-Jean d’Angély et Saintes ; l’addiction aux stupéfiants « plus particulièrement l’héroïne, surtout à Surgères. C’est ce qui amène la problématique liée à l’atteinte aux biens ».

La Cob a résolu un trafic de stupéfiants à Surgères dont l’individu a été incarcéré pour avoir dealé 12 kg d’héroïne en 3 ans ; des vols et tentatives de vols dans les commerces à Surgères ; une affaire de viol ; du vol de bois ; des violences avec arme à Surgères « avec des coups de feu tirés dans la rue Tout-Vent » ; un cas de violence et de dégradation de biens par un Surgérien place du Marché, un homme maîtrisé par un passant (lire L’Hebdo 17 n°953 du 21 janvier 2015) ; ainsi qu’une affaire de cambriolages qui se sont produits sur la COB et dans les Deux-Sèvres, dont l’apogée s’est déroulée en février dernier : « Les auteurs ont été interpellés avec une quinzaine de cambriolages chez nous », reprend le lieutenant Serin, ils comparaîtront devant la justice en avril prochain.

Pour finir cette rencontre, le lieutenant Serin, l’adjudant Ranchou et l’adjudant Convert ont reçu des lettres de félicitations.

Carine Fernandez



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