Cybercriminalité : réfléchissez avant de cliquer !

Publié le 10 novembre 2016 | Actualité | Le choix de L'HEBDO

Les enquêteurs nouvelles technologies de la gendarmerie nationale, investiguent sur le Web.

Les enquêteurs nouvelles technologies de la gendarmerie nationale, investiguent sur le Web.

À partir de nos ordinateurs, tablettes et autres Smartphones, rien de plus simple pour surfer à l’autre bout de la planète. Mais la toile a aussi son côté obscur.

On les appelle les enquêteurs nouvelles technologies. Affectés à la cellule d’identification criminelle et numérique, de la brigade départementale d’investigation et renseignement judiciaire, ils sont trois militaires de la gendarmerie en Charente-Maritime, à s’intéresser de près aux dérives du Web.

Des arnaques et déviations en tous genres, le capitaine Michel Caradec et ses hommes en voient passer tous les jours sur la toile. Et pourtant, selon les trois gendarmes, un peu de bon sens et de logique suffiraient à les endiguer. Il ne nous sera pas possible d’en connaître les chiffres. Le capitaine Caradec parle « d’une certaine stabilité, comparée à l’année passée ». Malgré tout, des phénomènes nouveaux se répandent sur la toile, tel le “ransomware“. L’adjudant-chef Xavier Piras explique : « C’est une macro contenue dans la pièce jointe d’un mail. Si on l’ouvre, elle chiffre les données de votre disque dur. Ensuite on vous demande de payer bien souvent par un système de monnaie virtuelle pour les récupérer. Il ne faut surtout pas payer, car c’est le doigt dans l’engrenage. Peu de chance que la personne à l’autre bout vous envoie un jour la clef de déchiffrement. Il faut réfléchir avant de cliquer ! ».

Escroqueries, chantage et diffamation
Et les réseaux sociaux dans tout ça ? S’il semble bien difficile de rester en marge du phénomène, quelques conseils basiques sont malgré tout les bienvenus afin d’éviter les escroqueries, le chantage ou bien encore la diffamation. « Un soi-disant ami, soudainement dans l’embarras, vous demande de l’argent via la messagerie Facebook ? Et bien téléphonez lui ! », conseille le capitaine Caradec.

Toujours du côté des amis et leurs listes pléthoriques, ils peuvent rapidement mettre l’internaute dans l’embarras si celui-ci venait à s’exhiber un peu sur la toile. « Je vais diffuser les photos ou la vidéo à la liste de tous tes amis ici ou sur Youtube », c’est le chantage le plus courant explique l’adjudant-chef Piras. Pour éviter cela, « il ne faut pas accepter quelqu’un en ami que l’on ne connaît pas ».

Leboncoin dans le collimateur
Reste la diffamation, bien souvent le terrain de jeu préféré des ados, confondant réseaux sociaux et défouloir. Également dans le collimateur des enquêteurs : Leboncoin. Les arnaques y seraient en baisse. Les utilisateurs du site semblant être plus réceptifs.

Et oui, n’en déplaise à certains, l’affaire du siècle n’existe pas. Tout en recommandant de privilégier la transaction en mains propres, l’adjudant-chef Piras fait preuve de pragmatisme, en cassant malgré tout un mythe : « Vous savez le Père Noël lui aussi n’existe pas. Mais les attrapes c… par contre oui ! ».



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