Départementales : les risques de l’abstention et du vote protestataire

Publié le 20 mars 2015 | Actualité | Le choix de L'HEBDO

Les électeurs sont appelés aux urnes pour les élections départementales, les 22 et 29 mars prochains.

Les électeurs sont appelés aux urnes pour les élections départementales, les 22 et 29 mars prochains.

Charente-Maritime : l’Enjeu
Le conseil général est dirigé depuis 1985 par le centre droit. Et Dominique Bussereau, ancien ministre et député, en est le président depuis 2008. Le “patron” du département est candidat à sa propre succession. Avec la refonte des cantons, passés de 51 à 27, et la création des binômes homme/femme, l’arrière-pays s’inquiète de son sort futur, puisque cette réforme, en rééquilibrant la représentativité des élus sur le seul critère démographique, va diminuer la représentation rurale de la prochaine assemblée départementale. Mais quel est l’enjeu politique de ce scrutin ? Aucun accord n’a été passé ni à droite ni à gauche pour des candidatures uniques dès le premier tour. Cela devrait profiter au Front national, qui présente des candidats dans tous les cantons. La gauche, qui aurait logiquement pu profiter d’un vote plus urbain, n’est guère donnée gagnante… La grande inconnue du scrutin sera le taux de participation : il faut atteindre 12,5 % des inscrits pour se maintenir au 2e tour : si l’abstention atteint 50 %, ce qui semble probable, cela veut dire qu’il faudrait 25 % des voix pour pouvoir figurer en finale… Avec un rattrapage : au cas où une seule liste atteint le seul, celle qui suit immédiatement peut se maintenir. Bref, il ne devrait guère y avoir de triangulaires au deuxième tour.