Échillais – Incinérateur : des contradictions dans le projet ?

Publié le 16 mars 2015 | Chez nous | Rochefort et alentours

Xavier Boulard présente les risques relevés par Pays Rochefortais Alert’ sur le volet sismique du projet.

Xavier Boulard présente les risques relevés par Pays Rochefortais Alert’ sur le volet sismique du projet.

Pays Rochefortais Alert’, principale association à l’incinérateur, a relevé des contradictions dans le projet sur le volet sismique et dénoncent une installation qui ne serait pas aux normes.

On savait PRA aux abois sur le volet sismique du projet d’incinérateur d’Échillais, mais l’association a voulu frapper un grand coup. Le 9 mars, Xavier Dell’Ova et Xavier Boulard, respectivement président et porte-parole de l’association, ont présenté quelques contradictions entre l’étude de danger menée par Vinci et le rapport du Coderst (conseil départemental de l’environnement et des risques sanitaires et technologiques).

La première contradiction relevée concerne l’accueil du public. L’étude de danger indique en effet que « le site aura vocation à recevoir du public », et qu’une passerelle sera installée pour le circuit public. « La partie publique des installations répondra à la réglementation ERP […] pour un effectif maximal de 19 personnes », précise encore le document. Mais pour les opposants, le rejet du recours gracieux contre le permis de construire précise que « le centre ne répond pas à la définition de l’établissement recevant du public ». Autre exemple : les bâtiments sont tous classés en catégorie 1 sur le volet sismique, ce qui signifie qu’il n’y a pas d’activité humaine. Tous, sauf 2 bâtiments, classés en catégorie 2 (plus contraignant) alors que l’ensemble du site devrait y être classé, voire dans la catégorie 3 (encore plus contraignant sur les mesures anti-sismiques) puisqu’il y a production d’énergie. Enfin, l’association révèle que le sol sur lequel sera construit l’incinérateur est en réalité une ancienne carrière remplie de déchets de toutes sortes, offrant par là même plusieurs niveaux de résistance aux pieux qui soutiendront l’usine. D’où danger en cas de secousse, qui pourrait rompre ces pieux.

Les opposants se disent ainsi convaincus que l’installation ne sera pas aux normes et que le risque est avéré, en cas de séisme. « Le bâtiment ne s’effondrera pas, mais des canalisations pourront se rompre et provoquer un incendie et la diffusion de fumées toxiques », précise Xavier Boulard. D’où un nouveau recours qui sera déposé par l’association contre l’autorisation d’exploiter. « Mais on craint que Vinci ne construise rapidement l’incinérateur, avant le jugement des recours, et qu’une fois construit on nous dise que c’est trop tard, qu’on ne va pas le raser », déplore Xavier Boulard.

Nous avons tenté de joindre Vincent Barraud, le président du Syndicat Intercommunautaire du Littoral qui porte le projet, pour qu’il réponde à ces arguments. Mais à l’heure où nous bouclons, nous n’avons pas réussi à le contacter.



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