Environnement : la nouvelle arme des anti-éoliens

Publié le 9 avril 2015 | Actualité | La semaine

La prise illégale d’intérêt des élus est srcutée par les associations qui militent contre les projets éoliens.

La prise illégale d’intérêt des élus est srcutée par les associations qui militent contre les projets éoliens.

L’association Vent de contraste en Pays d’Aunis a déposé plainte pour prise illégale d’intérêts contre Micheline Bernard, maire de Forges.

L’éolien n’a pas fini de souffler le vent de la discorde en Aunis. Face à la recrudescence des demandes d’études des promoteurs éoliens, l’association Vent de contraste en Pays d’Aunis scrute le paysage à la recherche des projets éventuels. Cette dernière allant jusqu’à poser la question suivante par la voix de son président Michel Broncard : « Les élus de la communauté de communes Aunis-Sud sont-ils en train de vendre nos territoires aux promoteurs éoliens ? » L’association souhaite ainsi dénoncer « le scandale écologique et financier des éoliennes industrielles ».

Ainsi le 10 février dernier, l’association a porté plainte auprès de la procureure de la République de La Rochelle ainsi qu’à la direction du service central de prévention de la corruption (SCPC) (Ndlr, dépendant du ministère de la justice) à l’encontre de Micheline Bernard, maire de Forges et vice-présidente de la CDC responsable de la commission “environnement“. Une plainte qui vise aussi Philippe Terrien, conseiller municipal à Forges. Michel Broncard explique : « J’ai été saisi par des riverains, qui m’ont expliqué que le parc éolien à Forges a été annoncé après les élections municipales ». Il s’agirait d’un projet de 5 éoliennes portées par le promoteur Vol-V.

Micheline Bernard, qui a appris ce dépôt de plainte lors de notre entretien, explique que la CDC a « demandé à toutes les communes leur avis sur l’implantation possible d’éolien sur leur secteur » dans le cadre du travail effectué sur la répartition de l’Ifer. Elle rappelle que « c’est le préfet qui délivre les permis de construire » des projets éoliens : « C’est un permis de construire d’État ».

Lors du conseil municipal du 10 octobre 2014, la maire, revêtant son costume de vice-présidente de la CDC Aunis-Sud en charge de l’environnement, a « introduit le débat en rappelant que la société Vol-V, a présenté le 23 mai 2014 au conseil municipal un projet éolien sur le territoire de la commune » (source : extrait du registre des délibérations du conseil municipal). Elle a ensuite exposé « la démarche de la communauté de communes ». « Mais c’est tout, se défend Micheline Bernard. Nous avons informé le conseil municipal que Philippe Terrien et moi nous retirions car nous étions concernés, parce que nous avons signé des promesses de baux. Nous avons tous deux rejoint mon bureau dans l’attente de la fin des débats et du vote du conseil. Nous avons attendu 1 h 30. »

La délibération du conseil municipal est la suivante : « Après avoir délibéré par 9 voix pour et 3 voix contre (Ndlr. : le conseil municipal est composé de 15 élus, donc 12 ont délibéré, puisque le maire et Philippe Terrien se sont exclus du débat et du vote et que Gilbert Bernard était absent), le conseil municipal prend acte de la réalisation prochaine par la société Vol-V de l’ensemble des études de faisabilité ; demande que la commune soit destinataire de l’ensemble de ces études ; demande qu’une concertation soit engagée avec la population à chaque étape du projet » (source : extrait du registre des délibérations du conseil municipal). Pour la maire il n’y a aucune ambiguïté : « Philippe Terrien et moi-même n’étions pas présents. En plus, le vote du conseil ne dit pas qu’il y aura projet au final mais qu’il prend acte des études de faisabilité que veut faire Vol-V. Et qu’il informera les habitants des étapes. »

De son côté l’association ne souhaite pas en rester à ce simple cas et souhaite poursuivre son action, comme laisse à penser Michel Broncard : « Nous avons appris que le président de la communauté de communes, Jean Gorioux, a fait voter par son conseil municipal (Ndlr., St-Georges-du-Bois) « le principe d’installation d’éoliennes sur le territoire de sa commune ».

Carine Fernandez



3 commentaires pour “Environnement : la nouvelle arme des anti-éoliens”

  1. Je suis d’accord avec l’action de M. BRONCARD comme beaucoup de personnes de la commune et des environs, il ne faut pas que ce projet aboutisse !
    Les élus, que ce soit le maire ou son adjoint, ont depuis de nombreuses années prévus l’installation de ces éoliennes, pour preuve un mat a depuis plus de 10 ans été érigé sur une des parcelles concernées.
    Encore des élus qui profitent de leur statut pour s’engraisser…

  2. Je suis contre ce projet car ces sociétés ne sont pas très claires dans leurs explications que se soit VOL-V et la société LUMO qui apparemment est une toute jeune entreprise

  3. Bonjour je viens d apprendre que un parc éolien pardon deux endroits pour être precis sont en cour d’études un entre forges et marlonge et le second entre puydrouard et le thou apparemment pour le premier la distance serait d’environ 1km75o a 2km500au plus loing et 750 mètres au plus près distance réglementaire d’une habitation et 1km250 pour la deuxième distance donnée sur les cartes du site tapez sur le net et vous verrez le projet plus les enjeux économiques pour ce village plus la Mane financière pour les propriétaires
    A 3MW par chaque éoliennes ça rapporte……………… merci le vent
    …..projet éoliennes a forges d’aunis……

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