Esnandes : les Pieds Nikelés du roulottage

Publié le 10 janvier 2017 | Actualité | Faits divers

Le trio tentait d’ouvrir toutes les voitures et volait tout ce qu’il trouvait

Prévenus dans cinq dossiers, une jeune femme, son compagnon et un ami, ont notamment dû s’expliquer sur de nombreux vols à la roulotte, commis en janvier 2015 à Esnandes.

À la barre mardi 3 janvier, deux des trois jeunes gens portent encore les stigmates d’un terrible accident de la route survenu à Esnandes le 8 août dernier. Un tournant dans la vie du trio et une prise de conscience ; il était grand temps pour eux de passer à autre chose, selon leurs avocats.

Car avant cela, la vie de Vickie, d’Anthony et de Kevin, était faite de petits boulots entrecoupés de rapines et de recels. Au cours du mois de janvier 2016, ils avaient fait de la commune d’Esnandes leur terrain de jeu favori. « Nous n’avons pas fait de dégradation », explique Kévin. À plusieurs reprises, le trio a écumé les rues avec un mode opératoire des plus simples. « On passait à côté des voitures et on tentait de toutes les ouvrir. Dans celles qui n’étaient pas fermées, on volait ce que l’on trouvait », commente Anthony.

Des vols qui iront crescendo, d’un arc avec des flèches à des GPS, en passant par de l’outillage portatif pour se conclure par des formules de chèques. Trouvées sur le siège d’un camion ERDF, plusieurs d’entre elles ont été utilisées pour acheter de l’essence revendue par la suite, ou bien encore pour alimenter les propres comptes en banques des trois comparses.

Rentrés dans le rang
Forcément pas du goût du président, Francis Jullemier-Millasseau qui commente : « c’était une période crise. Il y a une sacrée série là… ». Quant aux objets dérobés dans les véhicules, certains ont été revendus dans des enseignes de l’agglomération rochelaises. Ce qui a d’ailleurs valu au trio d’être démasqué. D’autres ont été recelés selon la bonne vieille méthode du bouche-à-oreille. L’argent ainsi récolté a notamment servi à subvenir au quotidien des trois comparses, mais également à l’achat de stupéfiants. « J’étais dans la cam. Je fume encore », se justifie Kévin.

Reste que si depuis cet accident d’août 2016, les trois jeunes gens semblent être rentrés dans le rang, « il faut bien payer les errements d’une vie antérieurs », pour le ministère public. Et de requérir ce que le procureur Hervé Charles estime être « une peine adaptée » : deux mois avec sursis à l’encontre de Vickie, six mois également avec sursis pour Kévin. Enfin quatre mois fermes concernant Anthony dont le casier plus lourdement chargé que celui de ses complices, n’a pas plaidé en sa faveur. Le tribunal a suivi en majeure partie le ministère public. Seul le quantum de Vickie a été revu à la baisse : un mois avec sursis.



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