Feuilleton de l’été : histoire de la Corderie Royale

Publié le 6 août 2015 | Week-end

Episode 5 : la renaissance d’un monument

Une corderie en ruines, une ville pas vraiment mieux lotie… L’après-guerre a des conséquences terribles pour Rochefort, cet ancien fleuron royal. Deux hommes vont pourtant tout changer.

La renaissance du monument a accompagné celle de la ville. ©Coll. CIM, photo E. Lopez

La renaissance du monument a accompagné celle de la ville. ©Coll. CIM, photo E. Lopez

Il s’appelle Maurice Dupont. C’est un amiral, commandant de la Marine à Rochefort et surtout, c’est un passionné d’histoire. C’est cet amiral qui va s’intéresser de près à cette étrange bâtisse abandonnée dans la végétation, oubliée des Rochefortais. En découvrant l’histoire de la Corderie Royale, il va alors mobiliser des moyens conséquents pour nettoyer le site. Nous sommes dans les années 1960, et Rochefort redécouvre son Arsenal.

En 1967, une démarche de classement de la Corderie aux Monuments Historiques est enclenchée avec succès. Le site désormais protégé, il faut savoir quoi en faire. Va alors arriver le second homme clé de l’histoire moderne de la corderie : Jean-Louis Frot. En signant un contrat Ville moyenne avec l’État dans les années 1970, le maire d’alors lance un vaste projet de reconquête de l’Arsenal et entame la reconstruction de la corderie. C’est la renaissance d’un monument, joyau de Rochefort.

Et pour faire vivre ce joyau, le bâtiment tout juste rénové accueille dès les années 1980 les sièges sociaux nationaux du Conservatoire du Littoral et de la LPO (aujourd’hui aux Fonderies). Le rez-de-chaussée est divisé en plusieurs sections : un espace d’interprétation géré par le Centre International de la Mer (arrivé en 1985), la Chambre de Commerce et d’Industrie dans la partie Nord (qui va reconstruire cette section de corderie), et au centre la médiathèque municipale pour faire venir les rochefortais. Pour couronner le tout, les jardins sont aménagés à la française pour fournir un écrin au site.

Aujourd’hui, 50 ans après le début de la reconstruction, 300 personnes travaillent quotidiennement à la Corderie Royale. Passée d’un bâtiment purement fonctionnel à une ruine, puis à un monument historique, la Corderie fait aujourd’hui, avec l’Hermione, l’identité de Rochefort.



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