Food-trucks : le succès est au bout du bon emplacement

Publié le 12 février 2015 | Actualité | Le choix de L'HEBDO

Odeur de friture et gouaille de patronne, oui c’est bien là !

Odeur de friture et gouaille de patronne, oui c’est bien là !

Valérie est de celles qui ont essuyé les refus des grandes agglomérations. Elle a donc décidé, il y a deux ans et demi, de tout miser sur le nord est de l’Aunis.

« L’année de mes quarante ans, je me suis dit, c’est maintenant ou jamais ». Professionnellement Valérie est une touche à tout. Originaire de Dunkerque, elle a même travaillé dans le nautisme. « “Plus belle la ch’tite frite”, je n’ai pas fait simple, reconnaît la food-truckeuse de l’Aunis en parlant du nom de son camion. Une erreur de débutante, que j’ai vite comprise, lorsque j’ai commencé à compléter des chèques afin de les encaisser ».

Valérie décide alors de faire le grand pas et de voler de ses propres ailes, avec, pour projet, d’ouvrir une baraque à frites ambulante. Premier écueil rencontré, la banque, « faites donc des pizzas, les frites ça ne marchera jamais ». Devant le refus des banquiers de la suivre dans son projet, Valérie a décidé alors de faire un prêt personnel.

Second problème à éluder, trouver un emplacement sur le domaine public, « J’ai écrit par trois fois à La Rochelle. En réponse, trois refus. J’en ai obtenu au total une quarantaine. Certains me disaient même : les rues, c’est fait pour les riverains ». Malgré cela et à force de pugnacité, Valérie a réussi à faire son trou et fait maintenant partie intégrante du paysage du nord de l’Aunis. Aujourd’hui, elle stationne son camion toutes les semaines à Ferrières, Thairé, Longèves, Saint-Jean-de-Liversay et Saint-Sauveur-d’Aunis. Qui plus est, « maintenant que je suis connue, ce sont les communes qui me téléphonent pour que je vienne ». Mais pas question pour elle de faire des infidélités pour autant à ceux qui ont su lui faire confiance, « à Longèves par exemple, c’est le second adjoint, Claude Macaud qui m’a monté un dossier de bourse régionale. J’ai obtenu 4 200 euros ».

Et c’est bien devant cette mairie de Longèves qu’il règne une drôle d’ambiance tous les vendredis soir. À l’odeur de friture, comme à la gouaille de la patronne on ne peut pas louper l’endroit. Une sorte de café où l’on cause… en plein air. Ils sont une dizaine à attendre leurs fricadelles ou autres paninis au maroilles ce soir-là. Michel, Parisien installé à Longèves depuis six ans maintenant en fait partie, « la baraque à frites de Valérie ? Elle est unique ! Je viens pour tout ici. Aussi bien l’accueil que les frites ». Côté accueil, c’est simple. Valérie arbore un large sourire et y va de son franc parlé, « il devrait nous passer le film les Chtis au moins une fois par mois. Ce n’est pas du brin. La dernière fois, j’ai fait un malheur. C’était une tuerie, non de diousse » Pour ce qui est des frites, « c’est de la bintje qui vient de Belgique, bien sûr, et qui est cuite en deux temps ».

Pas le blues du food-trucker ni même sa complainte pour Valérie, mais plutôt son hymne, tout simplement. Le pari de l’audace et de l’originalité a donc payé. Valérie ne souhaite pas pour le moment voir plus grand, et ne pense pas un seul instant à aller faire cuire ses frites sur un autre territoire que sur celui du nord de l’Aunis.



2 commentaires pour “Food-trucks : le succès est au bout du bon emplacement”

  1. Bonsoir seriez-vous intéressé par une prestation avec votre camion le dimanche 2 août 2015 a 12h pour un lendemain de mariage a côté de Rochefort-sur-Mer dans un parc privé pour environ 150 personnes ? Veuillez me contacter rapidement en me faisant des propositions et vos tarifs. Merci.

  2. Bonjour. Pour cela il faudrait directement contacter les personnes concernées.

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