Gérald Labéy : « On ne peut pas discriminer les chasseurs »

Publié le 12 septembre 2020 | Actualité | La semaine

Gérald Labéy aimerait renouveler les effectifs et attirer davantage de jeunes et de femmes dans les années à venir (© S.M.)

L’ouverture de la chasse aura lieu dimanche 13 septembre. Gérald Labéy, le nouveau directeur de la Fédération départementale de Charente-Maritime (FDC 17), entend redorer l’image d’une pratique de plus en plus décriée.

Gérald Labéy a succédé à Matthieu Asselin en mai dernier. Ancien officier d’état-major, celui qui a embrassé une carrière de juriste dans la région Provence possède la particularité de n’avoir jamais été chasseur. De retour dans le département de son enfance, il se retrouve, à 43 ans, à la tête de la FDC 17, qui compte 17 000 chasseurs.

Votre nomination à un tel poste pourrait paraître surprenante alors que vous n’êtes pas du milieu. Pourquoi avoir accepté une telle mission ?

Parce que j’adore la nature et que je cherchais un emploi qui me permette d’assurer des missions de développement, de management et d’intérêt public. J’ai été très bien accueilli, aussi bien de la part des salariés que des élus. Tout le monde était satisfait d’avoir un regard neuf, extérieur et progressiste.

Au moment de votre prise de fonction, vous avez déclaré que l’une de vos priorités serait de moderniser la fédération. Qu’entendez-vous par là ?

Il y a beaucoup de choses à changer dans notre communication. Il me paraît indispensable d’informer le public sur ce qu’est la chasse, qu’il faut remettre à sa place dans le monde rural et dans l’opinion publique. On ne peut pas discriminer les chasseurs de la sorte. Pour moi qui ne le suis pas, je trouve qu’il y a un décalage énorme entre la réalité et les propos de cette frange ségrégationniste qui se manifeste sur les réseaux sociaux. Il ne faut pas stigmatiser le million de chasseurs que l’on compte à cause du comportement d’un seul. Le chasseur est un citoyen comme les autres, il peut être perfectible mais il ne l’est ni plus ni moins que n’importe qui.

Pour en savoir plus, lisez L’HEBDO du jeudi 10 septembre, disponible en version numérique sur :



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