Grande marée : plus de 600 pêcheurs à Port-des-Barques

Publié le 28 mars 2015 | Actualité | La semaine

De très nombreux pêcheurs à pied se sont rendus sur la passe aux Filles, au nord de l’île Madame, le 21 mars dernier.

De très nombreux pêcheurs à pied se sont rendus sur la passe aux Filles, au nord de l’île Madame, le 21 mars dernier.

La marée du siècle a attiré de nombreux touristes et pêcheurs à pied, le 21  mars dernier. Avec des conséquences pour l’environnement.

Dans le fond, la “marée du siècle” n’avait rien d’exceptionnel pour la pêche à pied, mais la médiatisation de l’événement a été telle que le littoral a été envahi par les touristes et les pêcheurs à pied. Preuve en est à Port-des-Barques, et en particulier sur l’île Madame, qui a été prise d’assaut samedi 21 mars, dès la matinée. La marée basse a en effet attiré plus de 600 pêcheurs et touristes sur la petite presqu’île, d’ordinaire calme en période hivernale. Pour traverser l’île et se rendre à la passe aux Filles, au Nord, il fallait compter près d’un quart d’heure depuis l’entrée de la passe aux Bœufs, le passage naturel depuis le continent, contre quelques minutes en temps normal.

Cette forte affluence a nécessité l’intervention d’une équipe de l’Écomusée et de l’Agence des aires marines protégées (AAMP), qui ont mené une opération de sensibilisation à l’environnement auprès des touristes et pêcheurs, en général peu coutumiers du littoral. « Ça consiste à aller les voir, leur indiquer les bonnes pratiques principalement sur les tailles et les quantités, et aussi sur d’autres pratiques vis-à-vis, par exemple, du retournement de roches », explique Richard Coz, coordinateur du programme Life + pêche à pied de loisirs, à l’AAMP. En effet, les touristes n’ayant pas de connaissances sur la réglementation du littoral, une telle opération devient nécessaire pour protéger l’estran de mauvaises pratiques, et notamment destructrices comme l’emploi de barres à mine. Et pour cela, des réglettes ont été distribuées pour indiquer les tailles acceptables de coquillages, les quotas et la réglementation. De même, les sept animateurs ont indiqué les règles de sécurité concernant la remontée rapide des eaux, afin d’éviter que des personnes ne se retrouvent bloquées sur l’île ou sur la passe aux Bœufs.

Si la “marée du siècle” n’avait rien d’extraordinaire concernant la pêche à pied, c’est que les gisements de coquillages et autres crustacés restent les mêmes. Cette affluence, Richard Coz l’attribue à la forte médiatisation nationale du phénomène. « Cela fait un mois que les médias en parlent, et donc tout le monde a prévu de venir faire de la pêche à ce moment-là. Par exemple, tous les locaux sont venus jeudi et vendredi, et pas aujourd’hui, car ils savent ce que c’est ».

Ce type d’opération de sensibilisation avait déjà été mené l’été dernier, mais à moindre échelle. Il s’inscrit notamment dans le projet “Grand Site” de l’estuaire de la Charente, en faisant de la prévention auprès des visiteurs. Une opération identique pourrait être à nouveau lancée lors de prochains événements exceptionnels, où une affluence aussi forte est attendue.



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