Hermione : “On va investir sur place”

Publié le 29 janvier 2016 | Actualité | La semaine

L’association Hermione – La Fayette veut poursuivre ses investissements sur l’Arsenal autour de l’Hermione, sans écarter les grands voyages.

L’association Hermione – La Fayette veut poursuivre ses investissements sur l’Arsenal autour de l’Hermione, sans écarter les grands voyages.

L’association a écarté l’idée d’une Société d’économie mixte (SEM) pour gérer l’Hermione, mais elle assure que le fonctionnement est idéal et que les projets sont nombreux.

Cette société devait appartenir à 51 % aux collectivités partenaires, ayant financé en partie le projet, et à 49 % à l’association, qui a piloté le chantier et propriétaire de la frégate. Mais lors du dernier conseil d’administration, cette option a été écartée par les adhérents, qui ont préféré conserver leur fonctionnement associatif. « Si on maintient les visites au niveau actuel, on atteint l’équilibre financier, y compris avec l’entretien du bateau qui représente 800 000 à un million d’euros qui sont autofinancés, souligne le président Benedict Donnelly. Il n’y a donc pas besoin de changer la donne associative. […] Donc est-ce que ça avait un intérêt de monter une structure à laquelle l’association aurait délégué la gestion et l’exploitation ? Ça nous a paru extraordinairement compliqué, et ça retarde beaucoup les choses ».

L’association conservera donc son fonctionnement actuel en préférant le dialogue direct avec les partenaires, notamment sur les prochains grands voyages qui auront lieu tous les trois ans. Deux projets sont actuellement discutés pour 2018 : le premier vers la Floride, la Louisiane et Haïti, sur le thème de l’abolition de l’esclavage, et le second en Méditerranée avec des escales françaises, italiennes, marocaines et portugaises, entre autres. Deux projets actuellement en discussion avec les partenaires de l’association.

Mais ce n’est pas tout, puisque Benedict Donnelly assure que l’association continuera de s’impliquer dans le développement de l’Arsenal, comme la ville souhaite le faire. « On va investir sur place […], c’est dans nos gènes d’investir à Rochefort. On a envie de faire des choses malignes pour que les visiteurs soient acteurs de la visite avec des simulateurs de gouvernail, en participant aux manœuvres… », poursuit le président. Des projets sur 10 ans auxquels s’ajoute celui de l’accromâts, qui devrait voir le jour cette année dans la double forme. L’aventure Hermione est donc loin d’être terminée.



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