Economie

La longue route des restaurateurs jusqu’au 20 janvier

Publié le 16 décembre 2020 | Actualité | Economie | Le choix de L'HEBDO

A Surgères, le chef Lachaumette a transformé son restaurant et ne servira plus à l’assiette (© O.H.)

La sentence gouvernementale est tombée le 24 novembre. Pas de réouverture des restaurants avant le 20 janvier. Si le ras-le-bol se fait sentir, les gérants restent combatifs.

À l’image d’Aurélie et Brice Barin, le frère et la sœur qui tiennent le Sainbol à Benon. Ce sont un peu les « enfants du Covid », comme ils s’amusent à s’appeler, puisque leur établissement avait ouvert le 13 mars dernier avant de refermer ses portes le 17 en raison du premier confinement. « On s’en doutait, explique Brice Barin face à ce deuxième confinement. Dès le début le gouvernement avait annoncé deux mois, on savait très bien qu’on ne rouvrirait pas pour les fêtes. »

Retour donc aux commandes à emporter avec tout le côté aléatoire que cela implique : « On sait que le lundi on ne travaille pas, on fait entre 5 et 15 commandes. Mais on se tient d’être là ». Les très bons jours Brice Barin parle de 30 couverts.

A La Rochelle, chez Christopher Coutanceau, triplement étoilé au Michelin, c’est un sentiment d’injustice qui est bien présent : « Nous n’avons pas le droit de travailler mais on a le droit de prendre le métro, l’avion, le train… Mais on n’a pas le choix. » Le chef met en avant que ce confinement n’est autre qu’un « couvre-feu »: « C’est un confinement spécial restaurateurs, hôteliers. »

A Surgères, Alexandre Lachaumette a transformé la salle du restaurant la Table d’As. Exit le service traditionnel à l’assiette et bonjour la “Boutik traiteur”. « C’est un projet que nous avions déjà au mois de mars de cette année, raconte le chef d’entreprise. Avec ce deuxième confinement, nous avons avancé sa réalisation. Parce que c’était nécessaire. »

Pour en savoir plus, lisez L’HEBDO du jeudi 10 décembre disponible en version numérique sur :

Édition du 10/12/2020



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