La réserve de Moëze-Oléron à tire d’aile

Publié le 23 février 2017 | Le magazine de L'HEBDO | Week-end

N’oubliez pas vos bottes !

Pour profiter de cet espace et comprendre le rôle de la réserve, différentes animations sont proposées au public. Parmi celles-ci, des découvertes guidées présentent la biodiversité de la réserve au rythme des trois saisons qui cadencent la vie des oiseaux. Que ce soit le temps d’une symphonie hivernale, d’un concert printanier ou d’une sonate d’automne, les visiteurs, équipés de jumelles prêtées par la réserve, observent les oiseaux, les paysages et découvrent l’histoire du site. Si les visites portent des noms de composition musicale, c’est parce que l’environnement sonore participe aux charmes des visites. Bientôt, les mâles de plusieurs espèces chanteront pour se territorialiser et chercher une femelle. En cette fin février, les hivernants commencent à partir pour remonter vers le nord et se reproduire. Les oiseaux qui viennent nicher commencent tout juste à arriver.

Le saviez-vous ? La cigogne mâle arrive avant la femelle. Il marque son appropriation d’un nid et le défend âprement contre tout intrus mâle en claquant son bec de manière énergique. Si c’est une femelle qui se présente, le craquètement du mâle devient une bruyante invitation aux fiançailles. Si la cane arbore un plumage moins visible que celui du canard, ce n’est pas pour des questions de séduction qui ne relèverait que de la gent masculine. C’est en fait parce que c’est elle qui couve les œufs sur le nid bâti au sol. Un plumage trop voyant la rendrait trop vulnérable face aux prédateurs.



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