La Rochelle : un couple dans la course de la Transat AG2R

Publié le 17 mars 2016 | Week-end

Stéphanie et Tolga forment le premier couple à prendre le départ de la Transat AG2R.

Stéphanie et Tolga forment le premier couple à prendre le départ de la Transat AG2R.

L’année passée, le navigateur rochelais Tolga Pamir avait participé à la Solitaire du Figaro. Le 3 avril, c’est avec sa compagne Stéphanie qu’il prendra le départ de la Transat en double AG2R.

Pas simple de faire sa place dans le monde de la course au large. Un certain nombre d’épreuves existent pour y inscrire son nom. Bien souvent elles passent par une formule monotype*. Le 31 mai 2015, Tolga Pamir avait été le premier skipper turc à prendre le départ de la Solitaire du Figaro. Dix mois plus tard, il reconnaît : « ça a été un peu compliqué ».

Difficile à l’époque, avec son Barbarossa 1 -c’était le nom de son Figaro-, de faire la pige à ses aînés plus affûtés, quoi que : « sur les quatre étapes j’ai abandonné une fois, et j’ai terminé 38e sur 39 participants ». Malgré tout, il reste encore de l’aventure un brin de gloriole personnelle : « lors de la deuxième étape, j’ai devancé Alain Gautier. Tu sais, dans ce genre de course, celui qui gagne, c’est celui qui fait le moins d’erreurs. Là, il avait dû en faire une grosse… ».

Une traversée en couple
Depuis, le Barbarossa 1 a été repeint. De vert, il affiche maintenant une belle livrée bleu ciel. Celle de son sponsor principal qui ne l’a pas quitté et qui sera encore aux côtés de Tolga pour la prochaine Solitaire du Figaro.

Avant cela, le navigateur franco-turc et rochelais d’adoption depuis une dizaine d’années, coupera la ligne de départ le 3 avril de la 13e édition de la Transat AG2R. Une course qui s’élancera de Concarneau, et dont l’arrivée sera jugée à Saint-Barthélémy aux Antilles. Particularités de l’épreuve, elle ne se dispute que tous les deux ans, sur des bateaux identiques, de la classe Figaro, et en double. Durant un peu plus de vingt jours, Tolga partagera la barre avec sa compagne Stéphanie. C’est la première fois dans l’histoire de cette transatlantique qu’un couple prendra le départ de l’épreuve. Malgré tout, le monde des voileux, Stéphanie le connaît bien, pour avoir voulu, six ans en arrière se frotter à la flotte des 6,50 mètres : « j’avais acheté mon bateau pour participer à la Transat 6,50, mais le projet n’a pas abouti ». Depuis, sa route a croisé celle de Tolga. Un petit Doa (nature en turc) en est né d’ailleurs. Le petit garçon âgé aujourd’hui de quatre ans assistera peut-être au départ de ses parents pour la grande traversée, mais dans les bras de ses grands-parents.

À quelques jours du départ, le budget estimé à environ 90 000 euros est bouclé à 95 %. L’accastillage du bateau a été changé, ainsi que le jeu de voiles. « Ce n’est pas le grand confort, mais le bateau est plus fiable », explique le couple de navigateur. Et puis, il y aura l’aspect purement sportif : « face à nous il y aura des tueurs », lâche Stéphanie.

Une vingtaine d’équipages sont d’ores et déjà annoncés avec des noms tels qu’Erwan Tabarly ou Gildas Morvan. Mais l’essentiel pour le couple rochelais sera de « naviguer proprement et de rester dans le paquet pas très loin des copains », avec, malgré tout, pour inquiétude principale, la traversée du Golfe de Gascogne.

Stéphanie et Tolga se sont donnés pour objectif de boucler la course en moins de 25 jours. Et Stéphanie, qui malgré sa passion ne semble pas encore prête à faire dans la foulée la traversée dans l’autre sens, de conclure : « le cargo qui doit ramener les bateaux après la course part le 29, donc forcément il va falloir que l’on arrive avant… ».

*bateau identique pour chaque skipper.



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