La Rochelle : un mois pour commémorer l’esclavage

Publié le 2 mai 2021 | Le magazine de L'HEBDO | Week-end

Le long du chenal rochelais, une plaque rappelle que la cité a pris part au commerce triangulaire durant près de trois siècles (© C.V.)

Depuis 1982, la cité portuaire ose affronter son passé colonial et esclavagiste. En ce mois de mai, dit “Mois des mémoires”, elle veut le faire “connaître et comprendre”.

En France, Bordeaux, Nantes ou encore La Rochelle ont prospéré grâce à la traite négrière. “Mais La Rochelle est peut-être le plus vieux port à l’avoir pratiquée”, précise l’historien Mickaël Augeron. D’après le maître de conférences à l’université rochelaise, le commerce triangulaire aurait débuté dès les années 1540 dans la cité aux deux tours ; il a contribué à faire la fortune de plusieurs familles de négociants durant près de trois siècles, au détriment des 130 000 Africains déportés en Amérique.

En mai, dit “Mois des mémoires”, qui marque également le 20e anniversaire de la loi Taubira, la Ville va affronter ce passé comme elle le fait depuis l’inauguration du musée du Nouveau Monde en 1982. Car à La Rochelle, pas question de céder à la “cancel culture”, cette pratique qui consiste à déboulonner des statues ou à rebaptiser des rues de noms de personnages plus consensuels.

Pour en savoir plus, lisez L’HEBDO du jeudi 29 avril, disponible en version numérique sur :

Édition du 29/04/2021