Le choix de L’HEBDO : Aix à la recherche d’un médecin

Publié le 29 juin 2017 | Actualité | Le choix de L'HEBDO

La Charente-Maritime compte une quinzaine de maisons de santé dont celle de Muron

Les maisons de santé, la solution ?

Pour attirer les médecins dans les milieux ruraux désertés, faut-il construire davantage de maisons de santé ? Oui… et non. C’est surtout dans l’est et le sud de la Charente-Maritime que les médecins se font rares. Les jeunes généralistes préfèrent en effet s’installer en ville ou à proximité, et pas en milieu rural où ils seront seuls.

Alors pour les regrouper avec d’autres professionnels de santé, faut-il construire davantage de maisons de santé ? Pour Corinne Imbert, 1re vice-présidente du Département, c’est non : « Ce ne sont pas les murs qui soignent« , assène-t-elle. « C’est un bon outil, mais il faut que ce soit un projet monté par les professionnels de santé, pas les élus. Il faut qu’ils travaillent ensemble« .

Des propos que Pascal Chauvet, président de l’association des maisons de santé 17, approuve : « Avoir des murs communs est une plus-value, mais ce n’est pas obligatoire : on peut très bien faire une maison de santé avec une équipe pluridisciplinaire dans plusieurs communes« .

Mais il relativise : « Il aurait fallu agir dès les années 2000 pour augmenter le numerus clausus (nombre d’étudiants en médecine, NDLR) et en agissant sur la liberté d’installation. Les jeunes veulent travailler 35 heures : il faut deux jeunes pour remplacer un ancien médecin qui travaillait 70 heures« .

La Charente-Maritime compte une bonne quinzaine de maisons de santé, et l’État souhaite en construire 2000 nouvelles en France d’ici cinq ans. Mais pour Pascal Chauvet, elles constituent « une solution, pas la solution« .