Le Thou-Landrais : « le mariage ne se fait plus »

Publié le 10 septembre 2015 | Actualité | Le choix de L'HEBDO

Dans les tuyaux depuis plusieurs années, la réunion des communes du Thou et de Landrais ne se fera finalement pas. Elles étaient pourtant engagées sur la dernière ligne droite avec au bout une carotte financière de l’État non négligeable. Explications.

Le mariage ne sera pas proclamé entre Landrais et Le Thou. C’est une certitude aujourd’hui, puisque la réunion publique qui était prévue dans les deux communes mercredi 2 septembre en présence de la sous-préfète de Rochefort a été annulée, la veille.

C’est pourtant dans un contexte de rapprochement de longue date que cette Commune Nouvelle (lire encadré) devait se créer. En 1978, l’association Vacances Le Thou – Landrais est créée. Elle gère le centre de loisirs commun aux deux villes, l’accueil périscolaire et plus récemment les Tap (Temps d’activité périscolaire). Puis en 1991, les écoles des deux communes se rapprochent dans un regroupement pédagogique concentré (RPIc) au Thou. Un RPIc géré depuis 2008 par un SIVOS (Syndicat intercommunal à vocation scolaire). Les agents techniques et administratifs des deux communes collaborent régulièrement et plusieurs associations regroupent des habitants de Landrais et du Thou. Un rapprochement qui semblait déjà amorcé et qui avait été relancé en janvier dernier, la date butoir de création des communes nouvelles pour bénéficier du maintien de la dotation forfaitaire sur trois ans étant le 1er janvier 2016. « La commune nouvelle aurait bénéficié du pacte de stabilité lui permettant de ne pas perdre les 30 % de DGF (Dotation globale de l’équipement) prévue pour toutes les communes de France. Ce qui équivalait à 60 000 € par an dans notre cas », explique Christian Brunier, maire du Thou et fervent défenseur du projet, qui parle d’un gain de « 600 000 € sur 10 ans ! », ce qui n’est en effet pas rien pour les communes : « Il est important de continuer à investir ».

Mais les élus landraisiens, qui se sont réunis lundi 31 mai pour une discussion finale ont voté contre cette union. « Le mariage ne se fait plus », lance Christian Brunier : « Ils ont eu peur de perdre leur identité. Ce que je peux comprendre. Que Le Thou ait tout et Landrais rien ». Nous avons essayé en vain de joindre Francis Menant, maire de Landrais, nous ne pouvons donc pas vous en dire plus sur les motivations du revirement des élus de son conseil. Une chose est sûre, comme l’a précisé Christian Brunier : « On travaille ensemble depuis 1978. On ne remet rien en cause. Nous respectons leur choix et nous continuerons à travailler en bonne intelligence. » On peut juste se demander pourquoi ni les landraisiens, ni les tholusiens n’ont pu donner leur avis lors d’une consultation locale.

Carine Fernandez



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