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L’invité : Antoine Albeau se lance un défi fou

Publié le 22 janvier 2021 | Actualité | L'invité de L'HEBDO | Sport

D’ici trois ans, le Rétais Antoine Albeau veut battre le record du monde de vitesse à la voile (© Richard Bord)

Le véliplanchiste rétais possède le plus beau palmarès de l’histoire du sport français. Il vient de se lancer un nouveau défi : battre le record du monde de vitesse à la voile.

Douze titres de champion de France, quatre de champion d’Europe et surtout 25 de champion du monde ! Le véliplanchiste rétais Antoine Albeau est à ce jour l’athlète le plus titré du sport français. Loin devant le judoka Teddy Rinner, le biathlète Martin Fourcade ou le pilote Sébastien Loeb. Rencontre avec un homme qui, à 48 ans, n’a pas fini de nous étonner.

Vous souvenez-vous de votre première fois sur une planche ?
J’ai commencé à l’âge de cinq ans. Et en 1978, le funboard n’existait pas. Les planches que l’on avait n’étaient pas du tout les mêmes qu’aujourd’hui. C’étaient des grandes voiles, avec des planches de 3,80 mètres de long et qui pesaient 25 kg ! En fait, c’est mon père, qui a été l’un des premiers à faire de la planche en France, qui m’a initié. À l’époque, les petits gréements n’existaient pas non plus, on n’avait que des gros mâts en bois. Il m’a donc recoupé le haut d’un gréement (d’une voile) pour faire un petit triangle. Il m’a confectionné un petit wishbone et un petit mât. Et entre deux châteaux de sable, j’allais avec ça essayer de relever la voile…

Quelles sensations vous procurent la planche ?
Une sensation de liberté et de vitesse. C’était pratiquement le seul engin à déjauger sur l’eau (s’élever sur l’eau sous l’effet de la vitesse, N.D.L.R.). À part les bateaux à moteur, aucun engin à voile ne déjaugeait. Même un catamaran, ça ne déjauge pas. Ça glisse, mais ça ne déjauge pas. Ce n’est pas une carène plate.

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