L’invité : Michel Drouhet, la mémoire vivante de Surgères

Publié le 8 juillet 2020 | Actualité | L'invité de L'HEBDO

Michel Drouhet aime également peindre, un art qu’il a perfectionné grâce à la regrettée Véronique Adrien (© C.F.)

Bien connu des Surgériens et des touristes, Michel Drouhet a décidé d’arrêter les visites guidées du centre historique de la cité d’Hélène. Au grand dam des passionnés.

Depuis les années 90, Michel Drouhet incarnait le passage de la mémoire surgérienne. Il nous a raconté les personnages, souvent illustres, qui ont foulé le sol du centre historique. Il a aujourd’hui décidé de raccrocher sans pour autant lâcher ce qui le fait avancer chaque jour : l’histoire. Alors, c’est aujourd’hui à nous de raconter un peu la sienne.

D’où vous vient cette passion pour l’histoire ?
Elle vient de mon parcours professionnel qui n’est pas triste du tout. Je suis devenu enseignant dans le public après quatre années passées dans le privé, sans avoir jamais fait ni école normale, ni fac. J’ai toujours aimé l’histoire même si j’ai un parcours scolaire pas banal. Après la 3e j’ai fait différents métiers, j’ai été ouvrier d’usine, facteur… J’ai repris mes études deux fois.

Dans quelles circonstances ?
J’avais un ami qui dirigeait la Maison d’enfants de Chancelée près de St-Jean-d’Angély. C’était mon chef scout. Je lui ai dit que je voulais bien être éducateur dans son établissement à la condition de reprendre mes études au lycée de St-Jean. Il a été d’accord alors je suis rentré dans cette maison et j’ai fait une bonne seconde. Je lui dois une fière chandelle comme à mes collègues qui prenaient en charge mes gamins quand j’allais en cours. J’ai aussi fait mon stage de moniteur à Poitiers. Il y avait dans l’effectif deux jeunes filles de Surgères, dont Paule Neaud qui s’occupait des Âmes vaillantes. Elle était envoyée par le prêtre de l’époque. On a fait connaissance en 1955, j’ai commencé à fréquenter Surgères et on s’est marié en 1956. J’ai alors arrêté mes études.

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Édition du 02/07/2020



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