Longèves : L’Envol fait son cinéma

Publié le 26 octobre 2015 | Chez nous | Marans - Courçon et alentours

De la salle de spectacle au local de la gendarmerie nationale… tout est histoire de décor.

De la salle de spectacle au local de la gendarmerie nationale… tout est histoire de décor.

En 2013, le réalisateur Alain Guiraudie avait été primé au Festival de Cannes avec son film “L’Inconnu du lac”. Mardi 20 octobre, il a posé ses caméras à L’Envol pour le tournage de son nouveau long-métrage.

Décor inhabituel pour la salle de spectacle L’Envol, mardi 20 octobre. Un nom qui a d’ailleurs disparu de son fronton et de la barrière d’entrée du parking. À sa place, il est écrit : Gendarmerie nationale. Constat identique pour l’intérieur de l’Envol, dont une des pièces a été transformée en une salle d’interrogatoires.

Commencé le 28 août en Lozère, le tournage du nouveau long-métrage d’Alain Guiraudie a fait escale à l’Envol le temps de quelques heures. Six au total, pour deux scènes : une filmée en extérieur et l’autre en intérieur « qui à l’écran devrait représenter entre 2 et 3 minutes », explique Nicolas Leclere, le directeur de la production. Le film sortira sur les écrans au cours de l’été 2016.

Ce 5e long-métrage du réalisateur aura nécessité 42 jours de tournage, et mobilisé une quarantaine de personnes. “Rester vertical”, c’est son titre, est de nouveau produit par Sylvie Pialat (veuve de Maurice Pialat) pour Les Films du Worso. Une sorte de road movie dans lequel l’acteur principal, Damien Bonnard interprète le rôle de Léo, un réalisateur de film en manque d’inspiration. « Une comédie dramatique, mais pas que noire », selon Nicolas Leclere, et qui n’aurait certainement pas pu être tourné sans la réussite connue par le précédent film d’Alain Guiraudie. Avec ses 200 000 entrées, “L’Inconnu du lac” représente « un véritable écho du cinéma d’auteur », explique le directeur de la production. Un cinéma borderline, toujours sur le fil du rasoir car impacté notamment par la mise en place, depuis 1 an ½ maintenant, d’une nouvelle convention collective. Malgré cette situation économique tendue, la production a réussi à convaincre les financeurs, pour un budget d’environ quatre fois supérieur à celui de “L’Inconnu du lac”, mais non divulgué.

Quelques heures après le clap de fin, L’Envol à repris sa configuration habituelle, celle d’une salle de spectacle. Un endroit atypique qui, après avoir accueilli pour son inauguration le 27 juin 2014, la harpiste internationale Cécile Corbel, se la joue maintenant vedette de ciné. Dans un tout autre registre, Émilien, le “poilu de la côte”, montera également sur les planches de l’Envol le 14 novembre*, pour une reconstitution historique jouée et chantée.

*Réservations à la mairie.



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