Loulay : plein phare sur Franck

Publié le 24 décembre 2015 | Week-end

Franck au travail.

Franck au travail.

Rencontre avec un collectionneur “allumé”.

Franck a fait toute sa carrière professionnelle à Paris. Il en a gardé l’accent traînant de Paname qui fait songer à la sonorité des dialogues d’Audiard. Ancien agent EDF, donc en retraite de bonne heure, Franck revient s’établir dans la maison familiale et y installe son atelier dans l’ancienne écurie. Pour s’occuper, il fabrique des lampes de chevet et de bureau à partir d’optiques de phares de voitures. « Je chine dans les brocantes, vide-greniers ou dans les foires d’échanges de pièces auto, on y trouve des merveilles ; même si les vieux phares sont de plus en plus rares », explique-t-il. La cuve de l’optique sert de base quand ce n’est pas un cache-culbuteur ou un couvre-culasse. Ensuite, il installe un tube de laiton à l’intérieur duquel passe le fil jusqu’à l’optique d’auto.

Le spécialiste y reconnaîtra un phare d’Aronde, de Panhard ou de 2 CV ; ou encore le feu arrière, tout en longueur, de ce qui fut une splendide Versailles ou Chambord. « Il m’arrive de me faire engueuler par les collectionneurs qui recherchent ces pièces, mais je les mets en valeur sans les endommager » répond-il calmement avec philosophie. « Les plus belles optiques restent les phares à acétylène, mais j’en trouve peu ». Il faut plus de six heures pour polir les métaux et tout monter.

D’où lui est venue cette idée ? « Je ne sais pas. Je suis un enfant des années cinquante ; mon père avait toujours de belles voitures dont les chromes me fascinaient ». Franck est un homme éclairé dont le visage s’illumine quand il évoque les autos d’autrefois. Il tiendra un stand au marché de Noël de Saint-Jean et y exposera ses luminaires.



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