Marans : de l’or sous les sabots

Publié le 2 octobre 2015 | Chez nous | Marans - Courçon et alentours

L’élevage Arsicaud a dernièrement été primé au concours de Saint Gaudens. Il sera présent au salon de l’élevage de Surgères. (© DR)

L’élevage Arsicaud a dernièrement été primé au concours de Saint Gaudens. Il était présent au salon de l’élevage de Surgères. (© DR)

L’élevage de bovins Arsicaud a été fondé en 1895. Il recevra le Sabot d’or à l’occasion du Sommet de l’élevage qui se tiendra à Clermont-Ferrand du 7 au 9 octobre.

Cela fait 12 ans déjà, que Pascal et Yann Arsicaud, ont repris les rênes de la Maison. Une entreprise de 23 personnes, qui se transmet de père en fils depuis maintenant 4 générations. Et Pascal le souligne : « L’entreprise va bien, par rapport à la conjoncture ».

La maison Arsicaud, c’est aujourd’hui deux entités bien distinctes. La première concerne l’élevage à proprement parler et voit environs 410 naissances par an de blondes d’Aquitaine. Soit un cheptel avoisinant les 1 000 têtes. La seconde est purement commerciale. 20 000 bovins passent de mains en mains chaque année par l’intermédiaire des deux frères. « Une vache peut rester en transit ici de 10 minutes à 10 jours. Certaines sont même déjà vendues avant d’être arrivées », explique Pascal. Les pâturages se déclinent sur 550 hectares, les trois quarts sont composés de prairies dites naturelles.

Depuis 10 ans maintenant, la maison Arsicaud truste les plus grandes récompenses dans de nombreux concours. Dernières en date, 19 ramenées du prestigieux concours national de la race Blonde d’Aquitaine qui se tenait à Saint-Gaudens (Haute-Garonne) du 18 au 20 septembre. Parmi celles-ci, le très convoité prix de l’élevage, « là c’est le top, le summum », lâche Pascal. Une qualité qui sera également récompensée prochainement à Clermont-Ferrand, par la remise du prix du Sabot d’or 2014. Le Graal, qui place ainsi l’élevage Arsicaud parmi ceux, les plus techniquement performants en France.

Cette réussite ne doit rien au hasard ni à la manipulation génétique en éprouvettes. Pourtant, de génétique il s’agit bien, à en croire les deux frères : « Depuis 10 ans nous sommes très attachés à la génétique. Nous sommes très rigoureux dans le choix de nos animaux, et nous accordons également une importance toute particulière à leur alimentation. D’ailleurs nous nous sommes entourés de nutritionnistes pour cela ». Un combat de tous les jours, mené par Pascal, Yann et leurs collaborateurs dont le maître mot est « toujours faire mieux ».

« Une volonté de maintenir d’augmenter et d’harmoniser le niveau génétique du troupeau, avec des animaux le plus haut de gamme possible », telle est la feuille de route à venir et tracée par Pascal. Une route qu’emprunteront peut-être son fils et ceux de Yann, « s’il me dit qu’il veut faire un autre métier, je lui dis oui. S’il me dit qu’il veut prendre la suite de l’élevage, je lui dirai également oui, mais tout dépendra de la conjoncture. Car c’est une profession où il n’y a ni samedi ni dimanche et pour laquelle il faut bien compter 70 heures de travail hebdomadaire ».

Les 3 et 4 octobre, la Maison Arsicaud était au salon de l’élevage de Surgères. Elle a présenté sur le ring, 15 animaux de la race Blonde d’Aquitaine, mais également 4 vaches Limousines.

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