Marans : quatre papillons pour la ville

Publié le 22 mars 2016 | Chez nous | Marans - Courçon et alentours

La commune s’inscrit désormais dans le “zéro pesticide”.

La commune s’inscrit désormais dans le “zéro pesticide”.

Marans est bien connue pour son fleurissement et son classement national quatre fleurs. Aujourd’hui, elle arbore également le label Terre Saine.

Après avoir candidaté pour l’obtention de ce label, la bonne nouvelle est arrivée par un courrier officiel de Ségolène Royal, ministre de l’Ecologie. Marans, comme 48 autres communes, obtenait le label Terre Saine. C’est donc un 4e papillon (la mention spéciale) qui est venu se joindre aux trois autres déjà présents sur les panneaux situés aux entrées de ville. « C’est un satisfecit, une reconnaissance nationale du courage, du travail effectué par les services techniques et les espaces verts, une forme de cohérence », explique Maurice Messahel, responsable des espaces verts.

Ce travail de longue haleine a débuté en 2009, année à laquelle la commune adhère à la Charte Terre saine, l’engageant à réduire l’utilisation de pesticides. En 2011, le résultat est probant puisque la ville a diminué de 90 % l’emploi de produits phyto-sanitaires. Il restait, pour obtenir ce 4e papillon, à mener le même raisonnement dans le cimetière, un casse-tête pour nombre de jardiniers. Mais l’état d’esprit qui circule dans les espaces verts est venu naturellement aboutir à ce “zéro pesticide”.

Pour Maurice Messahel, cela découle tout simplement « de l’amour de nature, du respect de ce que celle-ci nous apporte au quotidien ». De l’avis du professionnel, finalement, les résultats ne sont pas si compliqués à obtenir, lorsque l’on sait réunir : patience, observation et application. Quelque part, c’est la conjugaison d’une philosophie de la vie, entre l’amour d’un travail fait de passion et un état d’osmose avec la nature. « On revient aux fondamentaux, on désherbe manuellement, on effectue trois passages dans l’année, on réalise des paysages avec les alternatives que nous propose la nature environnante ; on utilise le broyat qui permet d’enrichir le sol, de limiter l’évaporation et d’empêcher que poussent les “mauvaises herbes” » » précise Maurice Messahel.

Rappelons que les collectivités territoriales seront obligées de passer au “zéro pesticide” au 1er janvier 2017. À Marans, la population souhaite aussi mettre la main à la pâte. Témoin, le comité de quartier du monastère qui, à son échelle, a mis en place des journées de désherbage manuel. Quelque part, cette volonté exemplaire des services techniques et des espaces verts met en avant une démarche citoyenne. Désormais tous les espaces ont été convertis, des jardins de la mairie aux ronds points, en passant par le cimetière ou encore les installations sportives. « L’équipe des jardiniers prend la terre à pleines mains, elle nous le rend bien » conclue Maurice Messahel.



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