Marathon des sables : un Surgérien, 3e “vétéran 4”

Publié le 6 mai 2017 | Chez nous | Surgères et alentours

Joël Bessaguet, en compagnie de son ami Cyril Desprez, de Courir pour les autres 64

Joël Bessaguet est membre du Club des 1 000 Pattes, à Surgères. Il est monté sur le podium à l’issue du Marathon des Sables. Rencontre.

« Je ne suis pas un champion hors pair qui ramène un trophée. À mon niveau, et vu mon âge, je suis très content d’avoir réussi ce défi, lance Joël Bessaguet. Car lorsqu’on participe à cette course considérée comme l’une des plus difficiles du monde, on a un peu la pression ! ».

Mais le sportif a plutôt bien géré lors de cette compétition qui s’est déclinée du 8 au 17 avril ! Il n’arrivait pas en terrain inconnu puisqu’il était déjà de l’aventure en 2013. ” J’ai choisi de ne pas aller trop vite, l’important pour moi, c’était d’arriver jusqu’au bout”. Il a donc marché pendant environ 80 % de la course, dans un environnement, certes beau mais aussi “hostile”. ” Il faisait très chaud. C’était difficile”, commente-t-il.

La première étape, la plus courte, a servi d’acclimatation aux participants ; il fallait s’habituer et gérer la différence de climat. “Nous avons eu une météo correcte. Pendant ces six jours de course, je me suis arrosé, tout en gérant mon eau. Mais je suis aussi resté couvert pour éviter les coups de soleil. Je rechargeais mes “batteries” au bivouac. Et je n’ai pas eu d’ampoules”.

1er Français de sa catégorie
Tous les jours, 1 200 personnes s’élançaient dans la course. De 30 km, ils sont passés à 39, puis redescendus à 32 km, lors d’une étape de montagne. “Et puis, nous sommes arrivés à l’étape de 87 km, la fameuse longue étape de la semaine. Elle dure une journée et plus”.

Parti à 8 h du matin, Joël Bessaguet est arrivé à 6 h 10, le lendemain matin. “Vers 5 h, j’ai dû lutter pour ne pas m’endormir. J’ai mis 21 h, alors que le vainqueur de cette édition a mis 19 h pour réaliser les 6 étapes !”.

Joël Bessaguet a terminé 778e alors qu’en 2013, il était 777e ! “J’aurais voulu faire plus régulier, je n’aurais pas réussi”. Il termine 3e “vétéran 4”, et 1er Français de sa catégorie. “Je suis donc satisfait car nous étions une douzaine de concurrents de plus de 70 ans. Il y en avait même deux de plus de 80 ans. C’est pour ça que j’ai dit rendez-vous en 2027 !” […] Si je cours encore, si je suis toujours en forme et si Dieu me prête vie !».



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