Mauzé/le-Mignon : un km de canal nettoyé au port

Publié le 1 juillet 2017 | Chez nous | Mauzé-sur-le-Mignon et alentours

Le panier faucardeur en action

Lundi 19 juin, un engin amphibie a nettoyé le canal du Mignon, du port au barrage de Moulin-Neuf, soit plus de 1 000 mètres linéaires.

L’intervention est mise en place par l’IIBSN (Institution interdépartementale du bassin de la Sèvre niortaise) une fois par an, depuis une quinzaine d’années, et elle est réalisée par une entreprise spécialisée. “Nous enlevons 20 m3 de végétaux en moyenne tous les ans, souligne Nicolas Pipet, responsable de l’entretien et de la maintenance à l’IIBSN. Il faut le faire au bon moment pour éviter de déranger la fraie des poissons”.

Pour nettoyer ce bout du canal du Mignon, l’herbe a d’abord été coupée au fond de l’eau le matin. Puis l’engin amphibie récupère les végétaux dans son panier faucardeur. Repris dans un tractopelle, ces derniers sont déposés dans un container. Ils seront ensuite amenés sur un terrain communal dédié à la gestion des déchets verts.

Limiter la jussie
L’IIBSN est propriétaire de 180 km du domaine public fluvial. “Nous menons une action de régulation des plantes aquatiques indigènes. Sur le territoire, il y a peu de prolifération de jussie, explique Nicolas Pipet. Ces travaux permettent d’en limiter le développement mais aussi de faciliter les usages et les activités, pour les pêcheurs notamment. Cela permet aussi de préserver la trame paysagère de la voie d’eau, dans son aspect visuel notamment”.

Du nautex pour réactiver les bactéries
L’opération a duré du 19 au 23 juin car il faut d’abord couper l’herbe et la récupérer, mais aussi mettre en place un barrage pour que les végétaux ne reviennent pas là où le canal a été nettoyé. “Dans trois semaines, nous déverserons du nautex (craie de chaux) pour réactiver les bactéries. Nous en mettons depuis 15 ans, ce qui permet de ne pas avoir plus de 30 à 40 cm de vase“, poursuit Nicolas Pipet. Le seul souci est qu’avec la chaleur de ces derniers jours, les algues peuvent revenir.

Si l’IIBSN réalise la maîtrise d’ouvrage de ces travaux, la municipalité en est partenaire dans le cadre d’une convention. À ce titre, elle participe à hauteur de 50 % du montant total de l’opération qui est de 4 800 €. Le reste est à la charge de l’institution.



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