Mauzé/le-Mignon : une marche blanche pour Théo

Publié le 22 avril 2017 | Chez nous | Mauzé-sur-le-Mignon et alentours

Théo avait un bel avenir devant lui

Théo, jeune Mauzéen passionné de football, est décédé le 7 février dernier, à l’aube de ses 16 ans.

Difficile pour des parents d’accepter l’inacceptable. Voir partir un enfant n’est pas dans l’ordre des choses. Et pourtant, il faut vivre avec. C’est ce que font Valérie et Yann Caillet, depuis plus de deux mois, depuis le décès de leur fils aîné, Théo, après un arrêt cardiaque.

“C’est dur à accepter, c’est compliqué, explique Yann. Quand tu es pris dans ton boulot, ça va. Mais après, c’est compliqué”. C’est d’autant plus dur pour ce papa qui était très proche de son fils : “On était très fusionnel“.

Déjà, quand il était tout petit, Théo ne voyait que son papa. “Je travaillais sur Niort, et rentrais très tard, raconte Valérie. Il était donc souvent avec son père. Pour faire du bois, aller dans le jardin… Pour Yann, c’est compliqué d’y retourner sans lui”.

Théo était un grand sportif, quelqu’un de dynamique, de volontaire. “Il a commencé le football à 5 ans, à l’USM, raconte Yann. Pour lui, ça a toujours été le football. Il a fait partie du groupement des jeunes footballeurs, à sa création. Il l’a quitté quand il est parti de Mauzé, en juin 2016, pour intégrer Saint-Florent. Il jouait dans une équipe de U16 en Promotion d’honneur. C’était un niveau au-dessus, mais il se battait pour avoir sa place. Le dernier match qu’il a joué, c’était un match de Coupe”.

Quand il ne jouait pas au football, Théo allait aux Foulées René-Caillié, avec son père qui est dans sa 12e année de présidence. “Il faisait un peu de vitesse. il adorait venir courir avec moi. J’ai pu au moins participer à un 10 km avec lui, à Bouhet, avec l’association Tempo115 Grégoire. Cette année, il devait courir pour la première fois en juin prochain, aux courses pédestres. Cette journée-là, nous organiserons un Challenge Théo, pour les jeunes de 9 à 15 ans”.

“Vivre surtout pour Albin”
Et pour le président de l’association, c’est très dur d’aller aux réunions, où l’on parle beaucoup de Théo. “Il y a eu un tel engouement de solidarité, au sein du club. C’est inimaginable. La marche blanche va être compliquée pour moi”. D’autant plus que ce sera le jour où Théo aurait dû avoir ses 16 ans ! Un arbre sera planté à cette occasion, au stade municipal.

La vie va continuer, malgré tout. “Il va falloir vivre pour ma famille, et surtout mon fils Albin, qui ne se gêne pas pour nous bousculer un peu, malgré ses 12 ans. Il ne veut pas nous voir pleurer”.

Albin, ce petit frère de 12 ans est différent. “Il est beaucoup plus à la maison pour lire, dessiner…, précise Valérie. Il est plus intellectuel que manuel. C’est aussi un sportif. Il pratique le rugby à Surgères”.

Marche blanche, dimanche 23 avril. Départ à 10 h, devant la mairie en direction du stade.



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