MFR : l’autre voie pour réussir autrement

Publié le 27 décembre 2016 | Actualité | Le choix de L'HEBDO

Charlotte, passée par les MFR de notre région, travaille maintenant dans une crèche d’entreprise près de Toulouse (photo DR)

Charlotte, passée par les MFR de notre région, travaille maintenant dans une crèche d’entreprise près de Toulouse (photo DR)

En rupture avec le milieu scolaire traditionnel, Charlotte Mondain a opté pour les Maisons Familiales Rurales et les services d’aide à la personne… et elle ne regrette pas son choix.

Il était une fois une jeune fille un peu perdue. « Je venais de redoubler ma 3e, je voulais arrêter mes études… mes parents n’étaient pas d’accord et voulaient que j’aille jusqu’au baccalauréat. » Charlotte Mondain, aiguillée par sa mère, a alors découvert la maison familiale rurale (MFR) de la Jallet à Saint-Denis-du-Pin. Et la jeune élève en situation difficile s’est métamorphosée en étudiante passionnée. « L’alternance, les stages, cela me convenait bien. Je ne supportais pas de rester assise derrière un bureau toute la journée, explique la jeune femme. Les méthodes de travail sont différentes, nos enseignants sont des moniteurs qui partagent avec nous, ils mangent aussi avec nous, le lien se crée rapidement, et puis nous avons tout de suite la possibilité d’appliquer en stage ce que nous avons appris en classe », poursuit Charlotte. « Je n’avais jamais eu d’aussi bonnes notes qu’en MFR », admet la jeune femme.

Une mention et un BTS
Relancée, mise en confiance, elle a obtenu son BEPA sans difficultés. La Saintongeaise a ensuite rejoint la MFR de Saint-Genis-de-Saintonge avec dans le viseur : le bac pro. « Je l’ai eu avec une mention assez bien, j’ai raté la mention bien de peu », se souvient Charlotte qui a notamment effectué des stages « dans des établissements hébergeant des personnes en situation de handicap ». Appréciant cet enseignement en alternance (une semaine en classe suivie d’une semaine de stage en milieu professionnel), Charlotte ne s’est pas arrêtée en si bon chemin. « J’ai voulu tenter le BTS et je l’ai obtenu à la MFR de Cherves-Richemont, mais cette fois, je l’ai eu en étant apprentie… à la MFR de St-Germain-de-Marencennes », raconte celle qui, à 25 ans, travaille maintenant dans une crèche d’entreprise du côté de Toulouse. « Je m’occupe d’enfants âgés de 3 mois à 3 ans et cela me plaît beaucoup ».

Des expériences qui font grandir
Son parcours, elle le regarde avec lucidité : « ces diverses expériences m’ont fait grandir et lorsque je cherchais du travail, les employeurs étaient épatés de constater que je connaissais quasiment tous les publics des services d’aide à la personne », raconte l’auxiliaire de soins. Bien dans son époque, Charlotte va prochainement vivre une belle expérience. « Je vais partir avec mon compagnon pendant un an en Australie, nous allons traverser l’île-continent dans un petit camion. Même si nous avons économisé pour réaliser ce rêve, nous avons prévu de faire des petits boulots. Nous allons là-bas pour aussi bien apprendre à parler anglais », conclut Charlotte Mondain, désormais épanouie.

Philippe Brégowy



Un commentaire pour “MFR : l’autre voie pour réussir autrement”

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