Patrick Denaud, l’espion devenu maire de l’île d’Aix

Publié le 29 septembre 2021 | Actualité | L'invité de L'HEBDO

En bon agent secret qu’il était, Patrick Denaud a souhaité dissimuler ses traits sous son masque bien que son visage soit bien connu des Aixois (© A.L.)

Maire de l’île d’Aix depuis 2020, Patrick Denaud a un parcours singulier. Ex-reporter de guerre, il a travaillé pendant 10 ans pour les services secrets français.

À 67 ans, Patrick Denaud n’est pas tout à fait un retraité comme les autres. C’est sur l’île d’Aix que son avenir s’écrit désormais après une vie à parcourir le monde. D’abord en tant que grand reporter pour TF1 et CBS News, puis comme agent sous couverture pour les services secrets français pendant neuf années. Ses connaissances sur l’islamisme radical et ses nombreux contacts sur le terrain, de l’Afghanistan au Liban en passant par l’Iran ou l’Algérie, ont fait de lui un espion crédible. Espion, mais pas « barbouze », insiste l’intéressé. Retour sur un parcours atypique d’un homme qui se rêvait Tintin.

Qu’elle a été votre parcours avant le journalisme ?

J’ai d’abord fait une licence de psychologie et je me suis rendu compte que ce n’était pas pour moi (Rires). Mon père avait un copain réalisateur qui m’a pris comme assistant d’assistant d’assistant… J’ai fait quelques films comme assistant opérateur, notamment avec Raoul Ruiz, mais je n’étais pas fait pour ça non plus. Le cinéma, c’est très long. Pour faire une scène, ça prend 3 ou 4 heures. Et quand vous êtes assistant, vous vous faites chier !

Qu’est-ce qui vous a amené à vous diriger vers le journalisme ?

Quand j’étais gamin, je rêvais d’être Tintin. J’ai été nourri par toutes les bandes dessinées d’Hergé et ma vocation de journaliste est partie de là. J’avais envie de parcourir le monde et d’être dans les événements importants, c’était ça qui me passionnait.

Et ensuite ?

J’ai été un petit peu freelance et puis j’ai intégré le journal de TF1 comme cameraman. J’avais fait ce qu’il fallait, un stage ou deux. Après, j’ai été contacté par la télévision américaine et j’ai été engagé par CBS News. J’étais allé faire un reportage en Afghanistan qui leur avait bien plu. J’avais été là où personne n’avait été dans le nord de l’Afghanistan. On avait fait un très beau reportage durant lequel j’ai rencontré le commandant Massoud. Je suis devenu correspondant de guerre pour eux.

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Édition du 23/09/2021