Région : il sensibilise contre l’AVC, en tricycle

Publié le 8 novembre 2016 | Actualité | La semaine

Philippe Meynard a entrepris un périple de 1 100 km à travers la région Nouvelle Aquitaine.

Philippe Meynard a entrepris un périple de 1 100 km à travers la région Nouvelle Aquitaine.

À la force des mollets, l’ancien maire et conseiller général d’Aquitaine Philippe Meynard fait le tour des villes moyennes de la région pour sensibiliser le public aux risques d’AVC.

Philippe Meynard compte bien avaler plus de 1 000 km d’un tour de la région pas comme les autres, débuté le 14 octobre. « Il peut paraître folklorique ce tour », lance ce solide gaillard de passage en Charente-Maritime et à Saintes, mercredi 26 octobre.

Mais à la lumière des chiffres les sourires tombent. Et pour cause. L’AVC (Accident vasculaire cérébral) est la première cause de mortalité en Nouvelle-Aquitaine et première cause de handicap chez l’adulte.

En 2014, l’ancien maire et président d’une communauté de communes près de Bordeaux a évité le pire. A peine âgé de 44 ans au moment de son AVC, c’est grâce à une prise en charge rapide qu’il peut aujourd’hui sensibiliser le public via les médias régionaux. Un coma de plusieurs jours, deux mois d’hospitalisation et 8 mois de rééducation : l’épreuve a été dure pour cet élu qui a depuis abandonné la vie publique pour se consacrer pleinement à la cause.

“Le cerveau perd 2 millions de neurones à chaque minute qui passe »
Et la rapidité à agir en cas d’AVC n’est pas à prendre à la légère. Une personne présentant les premiers symptômes d’un AVC a 4 h 30 devant elle pour éviter des séquelles irréversibles et la mort.

« Le cerveau perd 2 millions de neurones à chaque minute qui passe », a souligné en marge de cette rencontre le docteur Tchoumi, neurologue à l’hôpital de Saintes.

« Faire le 15, c’est raccourcir le temps entre le moment de l’apparition des symptômes comme la déformation de la bouche, des faiblesses dans les membres, des nausées et vomissements, et la prise en charge par les urgences hospitalières », complète le spécialiste.

« Je monte à vélo pour que l’information passe »
« Des vies sont détruites, des familles aussi, c’est pourquoi je monte sur un vélo pour que l’information passe : il faut agir vite et le faire savoir », insiste Philippe Meynard.

En 2017, l’hôpital de Saint-Jean d’Angély sera doté d’une activité de Soins de suite et de rééducation (SSR) renforcé notamment à destination des patients victimes d’AVC.



Laissez un commentaire

Vous devez etre connecté pour laisser un commentaire.