Rencontre avec Luc Arbogast en showcase à Rochefort

Publié le 26 novembre 2016 | Sorties | Week-end

Luc Arbogast viendra présenter son nouvel album à Rochefort lundi 28 novembre

Luc Arbogast viendra présenter son nouvel album à Rochefort lundi 28 novembre

Belle alchimie que cette voix haut perchée de contre-ténor à tutoyer les anges et ce physique imposant piqueté de tatouages. Luc Arbogast est un univers à lui tout seul.

Pendant 20 ans, il a chanté dans la rue. Et puis, en 2013, son passage à l’émission The Voice a radicalement changé sa vie. Lundi 28 novembre, Luc Arbogast sera à Rochefort pour présenter Metamorphosis, son 8e album. Un retour aux sources pour l’enfant du pays, né à La Rochelle et qui a passé ses dix premières années en Charente-Maritime et notamment aux Egaux-de-Landrais, village de son enfance auquel il a dédié une chanson en 2009*.

Dans Metamorphosis, on retrouve votre univers médiéval mais teinté cette fois-ci d’une sonorité nouvelle…
C’est un album hybride qui a pour but de réactualiser la musique médiévale et traditionnelle en y mettant des sons plus électroniques. L’idée est de créer un style électro-médiéval et de remettre au goût du jour les danses traditionnelles. J’écoute de la musique électronique et de la musique médiévale depuis très longtemps, je voulais tenter le pari de les faire s’aimer.

Votre univers c’est aussi un langage très particulier, quel est-il et que raconte Metamorphosis ?
La langue que j’utilise est un mélange de vieux français, de latin, d’hébreux, d’arabe. Les textes sont toujours dans la même veine, ils parlent d’amour, de courage, de voyage, de noblesse, de sens des valeurs. Dans Metamorphosis, il ne fallait surtout pas changer le texte, sinon on perdait le côté médiéval.

À quand remonte cet amour pour la musique médiévale ?
À l’enfance. Je suis né à La Rochelle et j’ai chanté à l’époque dans la cathédrale Saint-Louis ; je faisais partie des petits chanteurs à la Croix d’Aunis et on interprétait déjà des œuvres médiévales. J’avais alors 7 – 8 ans.

Il y a eu un avant et un après The Voice, comment avez-vous géré ce changement radical de vie ?
L’album sorti après The Voice, Odysseus, a été double platine en 2 semaines, il a été numéro 1 des ventes pendant 4 semaines. Comment j’ai géré ça ? Je me suis laissé faire avec magie. On est dans une époque où beaucoup de gens font carrière très rapidement, donc je veux en profiter d’autant que le public adhère à mes convictions, c’est un vrai bonheur. Il aime cette musique, il apprécie le retour aux sources et je pense qu’il appréciera autant le côté électro du nouvel album qui est d’ailleurs bien lancé dans les ventes.

Vous avez commencé en vous produisant dans la rue et dans les fêtes médiévales…
Oui, j’ai joué dans la rue pendant 20 ans et je continue à le faire de temps en temps pour des raisons personnelles. Par contre, je n’ai plus le temps d’aller sur des fêtes médiévales et ça me manque un peu. Mais parallèlement à mon actualité avec Metamorphosis, je suis en tournée dans les églises, en trio, avec percussions, cornemuse… et nous jouons tout ce qui touche à la vraie époque médiévale. L’intitulé de cette tournée c’est Ab Origine Fidelis qui signifie Fidèle aux origines… on ne peut pas me reprocher d’avoir viré ma cuti et de faire de l’électro pop !

Qu’est-ce qui vous guide dans le choix des morceaux ?
D’abord le potentiel émotionnel, ensuite leur musicalité et puis le fait qu’ils soient ou non historiques. J’aime faire honneur aux musiques vraiment médiévales et j’en suis tellement pétri que lorsque je compose, ça donne aussi de la musique médiévale !

Revenez-vous de temps en temps en Charente-Maritime ?
Tout à fait, j’ai un grand ami qui s’appelle Jack, qui vit sur un bateau aux Minimes et qui fabrique des vielles à roue. Il joue quelquefois du violon entre les deux tours de La Rochelle, c’est quelqu’un d’exceptionnel. Quand je viens ici, je me gare toujours à St-Jean-d’Acre, je me balade toujours dans La Rochelle… c’est ma ville, quoi ! Là, je vais profiter d’être à Rochefort pour aller voir l’Hermione, je ne l’ai encore jamais vue. Je tweete énormément concernant l’Hermione car je suis vraiment fan de ce projet, c’est un vrai coup de cœur.

Vous avez aussi en projet l’écriture et l’illustration de contes pour enfants…
Oui. J’ai pas mal d’activités que les gens ne connaissent pas : je fais des soins, je suis illustrateur et j’écris des contes, ça fait partie de mes marottes. J’aimerais beaucoup sortir un livre illustré avec des bandes sonores pour le Noël des enfants, c’est dans mes projets. Ce sont des contes marins pour la plupart car j’aime les vieux gréements, ils font partie intégrante des contes que j’écris.

Quels sont vos projets immédiats ?
La promotion de Metamorphosis ; je suis par monts et par vaux en ce moment. Et puis, la tournée Ab Origine Fidelis jusqu’à la Noël. La tournée Metamorphosis commencera autour du 20 mars et je jouerai à l’Olympia le 26 mars. Ça sera mon 2e Olympia, je l’avais déjà fait en février 2014.

Y a-t-il une émotion particulière à jouer à l’Olympia ?
C’est super touchant. Cette salle est très intimidante de par son aura mais c’est aussi une salle où je n’ai pas eu le trac car j’ai eu l’impression d’être dans un cocon très maternel. Il y a un prestige autour de cette salle, il faut vraiment la mériter.

Propos recueillis par Christelle H.-Péguin

* Chanson que l’on peut retrouver sur youtube.

Showcase et dédicaces, lundi 28 novembre à 18 h, à Rochefort, Espace culturel Leclerc.
Plus d’infos sur www.lucarbogast.fr ; sur la page Facebook chut on écoute la télé et le site http://www.onecoutelatele.com



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