Rochefort : une nouvelle vie pour l’hôtel Le Paris

Publié le 19 février 2015 | Chez nous | Rochefort et alentours

Jean-Pierre Chambet devant une projection du futur Paris, une fois rénové.

Jean-Pierre Chambet devant une projection du futur Paris, une fois rénové.

Bâtiment emblématique de Rochefort, l’hôtel Le Paris sera réaménagé pour y créer des logements et des bureaux. Un défi pour l’investisseur Jean-Pierre Chambet et l’architecte Nicolas Aerts.

Le Paris, c’est 50 ans d’histoire rochefortaise. Mais depuis quelques années, l’établissement, qui a vu passer des personnalités illustres comme le truand Jo Attia du gang des Tractions, était en déshérence. Jusqu’à ce que l’investisseur Jean-Pierre Chambet, patron d’ECBL (Entreprise de Construction et Bâtiment du Littoral), ne décide d’acheter le bâtiment pour le réhabiliter. « C’est une opportunité qui m’a attiré : le CIC cherchait un promoteur pour implanter son agence au rez-de-chaussée, mais il n’y avait personne pour les étages », explique-t-il.

Un hasard qui l’a donc amené à racheter le bâtiment à la famille Brecq pour le transformer en logements et bureaux. 14 appartements, allant du T2 au T3, seront créés et mis en vente entre 150 000 et 370 000 €. Le public visé : des Rochefortais ou des habitants alentour qui souhaitent se rapprocher du centre-ville, mais aussi des retraités qui apprécient la proximité du marché. Au dernier étage, on retrouvera notamment des appartements avec loggia, certainement les plus recherchés grâce à leur vue extraordinaire. « On a une vue exceptionnelle sur l’embouchure de la Charente, et même jusqu’à Fouras », se réjouit Jean-Pierre Chambet. Au premier étage enfin, 75 m² de bureaux seront disponibles. La commercialisation a débuté il y a quelques mois déjà, et avec un certain succès à en croire Jean-Pierre Chambet.

L’identité conservée
Si l’hôtel va subir d’importantes transformations, son identité ne devrait pas être trahie, estime l’architecte Nicolas Aerts. « La structure du logement est conservée à 80 %. On va reconstituer des logements à l’intérieur en gardant et en renforçant les planchers ». Bâtiment typique des années 50, Le Paris reste toutefois difficile à rénover, puisqu’il se trouve dans le secteur sauvegardé de la ville, qui impose des mesures strictes pour l’aménagement des bâtiments. Au dernier étage, les loggias seront conservées, voire agrandies. « On va retrouver les couleurs d’origine dans l’esprit des bâtiments royannais des années 60 », détaille l’architecte.

Le chantier devrait débuter fin mars, une fois les recours administratifs purgés. Le nouveau Paris devrait ouvrir ses portes aux nouveaux propriétaires en mai 2016. « C’est une page qui se tourne », concède Jean-Pierre Chambet. Mais avec son apparence atypique, qui rappelle celle du musée Hèbre de Saint-Clément, nul doute que Le Paris restera dans les mémoires des Rochefortais.



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