Saint-Savinien : le sauvetage du Charenton

Publié le 13 juillet 2016 | Chez nous | Saint-Jean-d'Angély et alentours

Bénévoles et élus, à la tâche pour la sauvegarde du milieu.

Bénévoles et élus, à la tâche pour la sauvegarde du milieu.

Dimanche 3 juillet, une première opération de nettoyage du Charenton a été organisée par l’association de pêche de La Mouche en partenariat avec la municipalité.

Le Charenton, charmant petit affluent de la Charente, menait par le passé une existence paisible et rafraîchissante au fond de sa petite vallée bordée de potagers, de vergers et de moulins à eau. Mais aujourd’hui, le ruisseau de 2 km qui agrémente les promenades des randonneurs sur le sentier du martin-pêcheur souffre d’asphyxie progressive. Si rien n’est entrepris à court terme, sa mort programmée sera inéluctable. Et pourtant, il ne demande qu’à vivre et faire vivre faune et flore qu’il nourrit généreusement. Il est indispensable à l’équilibre écologique de son environnement et fait partie intégrante d’un paysage naturel unique, fierté du village de Pierre et d’eau.

Le constat réalisé par l’association de pêche et de protection des milieux aquatique La Mouche a établi un diagnostic sans appel : Oui, le Charenton est en danger ! Il souffre d’une période d’étiage lourde et trop longue, d’une prolifération excessive d’algues filamenteuses qui étouffent le milieu et déstabilisent l’écosystème. Aujourd’hui, le débit du ruisseau est quasiment nul. Depuis des années il est plus ou moins laissé à l’abandon : la végétation envahit les berges instables, la vase s’accumule et réduit le lit du ruisseau qui disparaît sur certains tronçons.

Sous l’impulsion de Pierre-Alain Py, président de La Mouche, une étude approfondie et très documentée de la situation a été engagée dans le but d’y apporter les réponses appropriées. A la suite de quoi, une première opération de nettoyage a été lancée le 3 juillet sur un parcours de 600 mètres depuis le pont de Quins. Cette entreprise a été l’occasion d’une coopération avec la municipalité et les bénévoles de l’association du Gardon boutonnais. Munis de grandes perches, la vingtaine de « sauveteurs d’un jour » a retiré uniquement les algues et plantes envahissantes du lit du ruisseau, représentant 6 chargements du camion municipal ! Les participants ont bien sûr pris soin de préserver les nids et les végétaux nécessaires à l’équilibre du milieu. Il ne s’agit là que d’une étape, à renouveler sans doute en fin d’été.

D’autres interventions seraient nécessaires comme notamment l’élagage des frondaisons, la réduction de la largeur du ruisseau par la pose de déflecteurs en pierres pour réactiver le débit, accroître la profondeur du lit et retarder l’écoulement de l’eau en période d’étiage. L’équipe de Pierre-Alain Py est en mesure de proposer un programme détaillé des différentes actions à mener pour que le Charenton reprenne vie durablement dans son environnement naturel.



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