St-Nazaire/Charente : manque d’info autour des TAP

Publié le 12 octobre 2016 |

Les parents regrettent le manque de communication sur les activités des TAP devenues payantes depuis la rentrée 2016.

Les parents regrettent le manque de communication sur les activités des TAP devenues payantes depuis la rentrée 2016.

Depuis la rentrée, le coût des temps d’activités périscolaires (TAP) est à la charge des parents à hauteur de 50 % pour les enfants scolarisés à Saint-Nazaire-sur-Charente.

La décision a été prise lors du conseil municipal du 25 juillet. Les activités, gratuites depuis la création des TAP en 2014, sont aujourd’hui en partie payantes. 50 % du coût sont pris en charge par la mairie, l’autre moitié reste à la charge des familles. Les TAP, gérés par le service enfance-jeunesse intercommunal (Seji), ont un coût horaire forfaitaire de 1,62 €. La part revenant aux familles est calculée sur la base du quotient familial. Pour la tranche la plus haute, cela représente 0,80 € de l’heure par enfant.

Mathilde a 2 enfants scolarisés et se situe dans la tranche la plus haute : « J’ai fait un rapide calcul, cela va me coûter environ 40 € par mois pour mes 2 enfants. Sur l’année, ça représente un budget de 400 € ». D’autres parents ont décidé de ne pas inscrire leurs enfants : « Je ne travaille pas et depuis que c’est payant, j’ai fait le choix de récupérer ma fille à la sortie de la classe », explique une autre maman. Mais pour certains c’est une obligation : « Je travaille et mon fils doit aller aux TAP et à la garderie », explique un parent. Plusieurs mamans discutent entre elles : « Jusqu’à présent, vu ce qui est proposé, c’est cher pour des jeux de ballon dans la cour ou de la pâte à modeler ».

Gratuité de l’école remise en cause
Les parents d’élèves souhaitent plus d’informations quant au contenu et à l’organisation de ces activités qu’ils payent. « Il y a juste la feuille affichée sur la porte d’entrée de l’école pour indiquer qu’à compter de septembre, on devra payer la moitié des TAP », déplore Virginie : « Il n’y a pas eu de mot aux parents dans les cahiers, pas de réunion d’organisée pour nous aider à comprendre le fonctionnement ». Les enfants ont le choix de 4 activités parmi les dix proposées : éveil cuisine, langage des signes, judo, sophrologie… « Ce sont des activités sympas, mais tout n’est pas clair. Elles n’ont pas toutes démarré le 5 septembre. Il y en a certaines qui n’ont débuté que la semaine dernière. On manque d’informations. On ne sait pas qui fait quoi ». Les intervenants auprès des enfants sont des salariés du Seji mais également des intervenants extérieurs prestataires de services.

Pour certains parents, la gratuité de l’école est remise en cause depuis le changement des rythmes scolaires. « L’école le mercredi matin avec les nouveaux rythmes scolaires est une grosse erreur, reprend Mathilde. Avant, les enfants allaient à l’école jusqu’à 16 h 30 et c’était gratuit pour tous ». Cette maman s’interroge sur l’égalité des chances des enfants depuis que l’Éducation Nationale a rendu obligatoire l’école sur 5 jours. En effet, les heures d’enseignements le mercredi matin ont été retirées des 4 autres journées. Les TAP ont été créés pour pallier le fait que les enfants sortent de l’école vers 15 h. Mais la charge financière liée aux TAP incombe aux mairies qui dans le même temps ont vu leur dotation de l’État diminuer.

Un enfant qui ne participe pas aux TAP n’aura pas accès de la même manière à la culture ou à la découverte de domaines spécifiques.



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