Surgères : des vestiges inconnus

Publié le 9 novembre 2015 | Chez nous | Surgères et alentours

Les pieds sur un des murs, Catherine Vacher montre la séparation entre les deux autres murs, construit à des moments différents.

Les pieds sur un des murs, Catherine Vacher montre la séparation entre les deux autres murs, construit à des moments différents.

Cavité, voûte… Les archéologues ont fait de bien belles découvertes cette semaine !

La semaine dernière les archéologues avaient trouvé un muret de jardin qu’ils dataient entre 1823 et 1854 (lire L’Hebdo 17 du 29 octobre) : que nenni ! Des recherches plus poussées leur ont permis de découvrir que ce mur d’1,90 m de haut servait en fait à cacher l’entrée d’une cavité « associée probablement à un habitat médiéval, XIe-XIIe siècle, ce qui est courant. Mais attention, ce ne sont pas des souterrains refuges qui permettent de rejoindre un autre endroit », explique Catherine Vacher responsable scientifique du diagnostic.

Autre belle découverte, les recherches ont également été poussées dans ce qu’à première vue les archéologues avaient jugé être une habitation semblant dater du XIXe siècle. « Nous avons trois murs différents. Le premier est bizarre, il part en arrondi sur le dessus. Le 2e et le 3e mur ont été construits postérieurement au premier, peut-être pas plus d’un an après, mais pas à la même période en tout cas. » Catherine Vacher parle de « belle construction » pour ces murs en ajoutant : « Ce n’est pas de la construction d’habitation du XIXe siècles », tout en n’ayant pour le moment aucun élément de datation. Seul fait avéré : ces murs ne figurent sur aucun plan, ni ceux de Claude Masse -dessinés sous Louis XIV-, ni sur le cadastre Napoléonien. Ils sont donc antérieurs.

Une voûte a aussi été découverte.

Une voûte a aussi été découverte.

Dans le même sondage, les archéologues ont aussi trouvé les pierres correspondant à une voûte : « Les pierres de tailles ne sont plus là mais en dessous, on voit qu’il y a un vide et que ça part. Est-ce un escalier voûté… je ne peux pas le dire mais c’est intéressant. »

Du côté du parking des marronniers, un mur a aussi été découvert ainsi que du mobilier médiéval. Enfin dernière belle découverte de la semaine, des fragments de vitraux retrouvés dans le « remplissage moderne » de la grande douve : « Ce n’est pas spectaculaire, ce sont des barrettes, des losanges… mais on voit que c’est du verre plat et taillé, donc du vitrail. Nous en avons trois poches entières qu’il va falloir brosser ». C’est un spécialiste du verre qui sera chargé de dater les fragments : « Les verres de bonne qualité sodiques sont les plus anciens et les plus rares. Ensuite avec le développement du verre potassique cela se démocratise plus. »

Les abords du château n’ont donc pas encore livré tous leurs secrets. Il ne reste plus que quelques jours aux archéologues pour se faire une idée.

Carine Fernandez

La suite des découvertes dans le prochain numéro de L’HEBDO en vente dès jeudi 12 novembre…



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