Surgères : Philippe Fléchais, une carrière à faire bouger les places

Publié le 3 août 2017 | Chez nous | Surgères et alentours

Après 40 ans de carrière sociale, Philippe Fléchais prend sa retraite

Après 17 années en tant que directeur du centre d’animation communale (Cac), Philippe Fléchais prend sa retraite. Portrait.

Sa carrière a commencé à la fin des années 70 comme animateur social à Rennes. À l’époque, tout ou presque restait à faire. « On avait besoin d’une révolution, d’affirmer nos idéaux ». Son métier de travailleur social lui permet alors de brasser la place publique, d’encourager l’action collective.

Quand il arrive à la direction du Cac de Surgères en 1999, il se retrouve en plein monde rural, qu’il connaît peu. Mais loin de l’effrayer, le canton le stimule. Après de nombreuses et belles rencontres avec les jeunes et les moins jeunes de Surgères et des alentours, ils décident de mettre en place le festival Bouger en 2001. « Les jeunes du coin avaient envie de faire venir leurs amis à Surgères, de ne plus avoir à aller à Rochefort ou La Rochelle pour se rassembler ».

C’est ainsi qu’entre 2001 et 2006, la ville de Surgères a accueilli ce festival qui venait bousculer les habitudes et permettait aux jeunes de montrer à leurs parents qu’ils étaient capables, en dehors des sentiers battus, de créer quelque chose. Une expérience extraordinaire et novatrice sur le terrain autour de yourtes, tipis et autres campings auto gérés en centre-ville.

« Mon métier, c’est de créer du lien »
Mais lorsque le festival a dû déménager dans une zone industrielle de la commune, les choses étaient différentes. « Mon métier c’est de bouger les centres-villes, d’y créer du lien. Ça ne fonctionne pas dans une zone industrielle ». C’est à la suite de cela que sont nées les Scènes d’été, toujours dans cette volonté de transmettre au public de l’échange, du partage.

Philippe Fléchais est directeur du Cac, mais il est bien conscient qu’il fait partie d’un groupe de salariés et de bénévoles sans qui tout cela ne pourrait exister. Son métier, qui prend beaucoup de place dans sa vie, correspond énormément à la personne qu’il est au quotidien. Il crée du lien, qu’il s’agisse de valoriser les personnes par le bénévolat ou de faire une place aux personnes un peu plus en marge, comme cela a été le cas lors de l’organisation de Bouger la Place.

La retraite, qu’il va prendre dans les mois à venir, l’obligera à se recentrer sur lui et sur sa vie familiale et personnelle. Un exercice difficile lorsqu’on a passé 40 ans de carrière à s’occuper des autres.



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