Taugon : leurs savons crèvent la bulle de l’export

Publié le 3 novembre 2016 | Chez nous | Marans - Courçon et alentours

Depuis le 1er février 2016 et jusqu’à aujourd’hui, les Bertaud, ici Yolaine, ont vendu 3 200 bougies soit, 150 400 heures de fragrance diffusées. Mais également 8 000 savons, soit  480 000 douches de prises.

Depuis le 1er février 2016 et jusqu’à aujourd’hui, les Bertaud, ici Yolaine, ont vendu 3 200 bougies soit, 150 400 heures de fragrance diffusées. Mais également 8 000 savons, soit 480 000 douches de prises.

La quarantaine aidant, ils avaient décidé de passer à autre chose. Trente mois plus tard, Yolaine et Jérôme Bertaud viennent de faire leurs premiers pas sur le marché américain.

Début 2014, le couple d’ingénieurs décidait de voler de ses propres ailes. « Une envie de créer un produit identitaire », expliquait Yolaine Bertaud à l’époque. Avec un business plan bien établi ils installent alors leur atelier de production dans un ancien garage de Taugon et se lancent dans la fabrication de savons naturels. Douze fragrances différentes, chacune d’entre elles portant l’ADN de l’ex région Poitou-Charentes. Plus tard, un bar à savon ouvert à La Rochelle, la Savonnerie Bertaud est devenue “ Bertaud escale Atlantique“. Chiffres à l’appui, Yolaine et Jérôme visent aujourd’hui le marché international et le développement d’une franchise.

20 % de la production exportée
« Au bout de la première année d’exploitation, notre chiffre d’affaires se répartissait à 50-50 entre particuliers et revendeurs », explique Yolaine. L’année suivante, les revendeurs raflaient 60 % du marché avec une montée en puissance du concept indéniable : un chiffre d’affaires multiplié par deux, avec 20 % de la production déjà vendue à l’export. Principalement l’Europe. En rien une surprise pour Jérôme : « Pour créer la marque Bertaud, nous avions trois critères : maîtriser un savoir-faire, gérer nous-mêmes la production afin de minimiser les marges avec d’éventuels sous-traitants et avoir un produit parfaitement exportable ».

Aux deux tiers de l’année 2016, les chiffres s’affolent à nouveau du côté de Taugon. 13 % de la production a déjà été écoulée à l’export. Les 20 % devraient l’être à la fin de cet exercice. Quant au chiffre d’affaires, une hausse de 50 à 70 % est envisagée, avec pour principale clientèle les revendeurs : 80 %. Ils sont 70 aujourd’hui.

Dernièrement la gamme s’est étoffée, avec la production de bougies de senteurs, également fabriquées à Taugon. Prochainement des diffuseurs de parfum devraient y faire leur entrée. Et puis il y a eu ce contrat décroché au cours du premier semestre. Des négociations, entamées en janvier dernier, avec une ancienne designer de la marque J.Crew ayant créé sa propre boîte (Wild Atlantique) sur la côte ouest des Etats-Unis, ont abouti fin juillet. « La palette est arrivée à Miami le 24 septembre », confie Yolaine. Seule contrainte particulière pour pénétrer le marché américain selon les Bertaud : un étiquetage plus strict des produits.

Vers la Chine
Autre marché dans le collimateur du couple, même s’il s’y est cassé les dents pour le moment, La Chine. « La grosse barrière ce sont les taxes de douanes : 100 %. En fait ils ne veulent pas acheter du savon chinois, mais plutôt imposer qu’il soit fabriqué chez eux. Et puis leur réglementation ne reconnaît pas la réglementation européenne. Il faut faire recertifier chaque formule. A coup de 10 000 euros unitaire, nous n’avons pas encore les moyens », conclut Jérôme.



Laissez un commentaire

Vous devez etre connecté pour laisser un commentaire.