Vergné : le “livres service” est ouvert

Publié le 15 septembre 2016 | Chez nous | Saint-Jean-d'Angély et alentours

Les bonnes fées étaient nombreuses autour du berceau du “livres échange“…

Les bonnes fées étaient nombreuses autour du berceau du “livres échange“…

L’adjointe Suzanne Jolliet, a appris à lire à l’école de Vergné, transformée depuis en musée de l’école publique. C’est donc avec intérêt qu’elle a soumis au conseil municipal l’idée de Marcel Lévy, le président de l’association du musée, d’installer une boîte à livres à proximité de l’ancienne école.

Il s’agit d’échange d’ouvrages où les lecteurs sont invités à emprunter ou déposer des livres. «  La lecture est mise à portée de main, sans contrainte ni obligation », précise l’initiateur du projet. La réalisation de la boîte a été confiée à Claude Alter l’employé municipal. « Un matin, je suis allé le voir dans son atelier pour étudier avec lui un modèle, raconte Frédéric Boutin, le maire, et qué ko lé t’ça ? Ben c’est la boîte pour les livres qu’il a répondu. Voilà, cette façon de travailler coupe court à toute discussion, c’était fait, restait plus qu’à la peindre et l’installer ». Sous un joli petit auvent, un grand livre sert d’armoire bibliothèque et pour faire le lien avec l’école publique il a été peint en rouge, par les bénévoles du musée, et reproduit le décor d’un livre de prix à l’ancienne. « Et ça n’a pas coûté trop cher, précise l’édile, beaucoup de matériaux proviennent de récupération. Et on fait des économies jusqu’au bout, l’eau qui tombe sur le toit glisse dans la gouttière et vient arroser l’arbre de la laïcité planté en 2011. »

Lors de l’inauguration officielle, samedi 3 septembre, les élus ont encouragé cette initiative et Marcel Lévy a cité “Les droits imprescriptibles du lecteur “  de Daniel Pennac : « Le droit de ne pas lire. Le droit de sauter des pages. Le droit de ne pas finir un livre. Le droit de relire. Le droit de lire n’importe quoi. Le droit au bovarysme (maladie textuellement transmissible). Le droit de lire n’importe où. Le droit de grappiller. Le droit de lire à haute voix. Le droit de nous taire. »

« En tout cas, a conclu Maryvonne Texier de l’association du musée, ça fonctionne, j’ai croisé des gens qui viennent ici emprunter des livres chaque semaine. »



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